jeudi , 23 mars 2023

Maintenance et embellissement du cadre urbain

Nul ne peut nier que depuis ces deux dernières décennies, l’Etat a consenti des crédits colossaux pour le développement des infrastructures de base, des équipements publics et autres projets économiques, sociaux et sportifs devant résorber quelque peu le déficit cumulé par la capitale oranaise depuis l’Indépendance. Des milliards de dinars ont été injectés dans différents programmes pour la réalisation de différentes opérations urgentes au bon fonctionnement de la Cité dans différents secteurs. L’eau potable, les rocades, les ponts, les trémies, le grand hôpital, les hôtels, les universités, les nouveaux quartiers et bien d’autres réalisations peuvent être citées pour illustrer les avancées notables en matière de développement urbain de la ville d’Oran. Mais paradoxalement, tous ces projets réalisés, aussi importants et bénéfiques soient-ils, ne semblent guère être applaudis ou appréciés à leur juste bienfait et utilité par une majorité de citoyens oranais contraints, dans bien des domaines, de supporter des nuisances et des désagréments d’une ampleur parfois insupportable.»Avoir réalisé une nouvelle route, disent-ils, c’est très bien. Mais réparer la chaussée existante défoncée depuis des lustres, serait une prouesse qui mérite autant d’applaudissements. Et il est vrai que depuis longtemps, les problèmes de maintenance et d’embellissement du cadre urbain, ne cessent de se multiplier, accentuant la laideur et la clochardisation de certains quartiers. A l’image encore une fois de la Cité des 1245 Lgts des HLM/USTO où la régression urbaine a atteint un niveau jamais égalé. Le chantier d’amélioration du cadre urbain, lancé il y a près de cinq ans et aussitôt abandonné, a complètement dévasté les rues, allées et trottoirs de la cité, imposant aux résidents les poussières estivales et la boue hivernale avant de pénétrer dans leur immeuble. Ici, pas moins de quatre walis successifs, ont visité l’endroit avant de déclarer, la main sur le cœur, que tout sera fait pour remédier à l’état des lieux. «Tous des menteurs… lâche un vieux résident assis avec d’autres retraités sur un bout de carton couvrant une grosse pierre de chantier. Un déblai qui est là depuis longtemps, vestige d’un chantier abandonné. Comment, se demandent les résidents de cette cité, peut-on prétendre assurer à la capitale oranaise le «progrès et la modernité» quand on se montre incapable d’assurer dans un quartier, un minimum de confort et de maintenance élémentaire du cadre urbain? Comment ne pas verser dans le doute et le pessimisme face aux promesses sans lendemain, aux retards et aux multiples incohérences qui pénalisent la concrétisation de bon nombre d’opérations et de projets?
Par S.Benali