
Installé par le Premier ministre : l’Agriculture se dote de son Conseil national de mécanisation
La création du Conseil national de la mécanisation agricole marque une volonté ferme du gouvernement d’impulser une dynamique positive, en mobilisant tous les acteurs concernés, pour faire de l’agriculture algérienne un secteur capable de répondre aux enjeux du XXIe siècle.
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a installé, hier, le Conseil national de la mécanisation agricole, un élément essentiel dans la stratégie de modernisation du secteur agricole. Cette initiative, réalisée conformément aux instructions du président de la République, vise à renforcer la capacité de production agricole en facilitant l’accès à du matériel adapté et performant. La mécanisation représente en effet un levier essentiel pour accroître la productivité, améliorer la qualité des récoltes, et réduire la dépendance vis-à-vis du travail manuel souvent peu efficace face à une demande croissante en denrées alimentaires.
Le Conseil rassemble des représentants des secteurs concernés, des associations professionnelles d’agriculteurs, ainsi que des opérateurs économiques locaux spécialisés dans la production de matériel agricole. Cette composition plurielle témoigne de l’importance accordée à une approche intégrée, associant acteurs publics et privés pour une meilleure coordination et une réponse adaptée aux besoins du terrain.
Le Premier ministre a donné des instructions précises pour «doter ce conseil d’un plan d’action, prévoyant notamment le recensement complet des besoins des agriculteurs en matériel agricole, en tenant compte des spécificités de chaque filière». Cette démarche est essentielle pour orienter efficacement la production locale et répondre aux exigences propres à chaque région agricole, qu’il s’agisse de la mécanisation de la riziculture, de la culture céréalière ou de l’arboriculture. En insistant sur la nécessité d’identifier «les besoins prioritaires liés aux saisons agricoles 2025-2026 et 2026-2027», le gouvernement souhaite garantir une mise en œuvre efficace et adaptée à la réalité du terrain.
L’un des piliers du plan d’action est la diversification de la production locale de matériel agricole. Le Premier ministre a souligné qu’il faut mettre en place «les mesures nécessaires au renforcement et à la diversification de la production locale de matériel agricole afin de répondre aux besoins exprimés, conformément aux normes d’utilisation en vigueur et selon les spécificités de chaque région agricole».
En permettant une utilisation plus efficace des terres cultivables, la mécanisation doit s’accompagner d’une capacité nationale à produire et maintenir le matériel, réduisant ainsi la dépendance aux importations et stimulant l’économie locale.L’efficacité de cette démarche repose aussi sur la maintenance et la disponibilité des pièces de rechange, deux éléments cruciaux pour assurer la durabilité et la performance du parc matériel. Le communiqué insiste sur le fait que le Conseil prendra en charge «les préoccupations soulevées en matière de renforcement des capacités nationales de maintenance du matériel agricole et de disponibilité des pièces de rechange». La mise en place et le développement d’un réseau national de maintenance doivent garantir une intervention rapide et efficace, limitant ainsi les temps d’arrêt et maximisant l’usage du parc agricole.
Le Conseil national de la mécanisation agricole tiendra des réunions périodiques pour évaluer l’état d’avancement du plan d’action, assurer une gestion efficace des besoins identifiés, et ajuster les stratégies en conséquence. Cette démarche proactive place la mécanisation au cœur de la stratégie agricole. Elle témoigne de la volonté de l’Algérie de moderniser son secteur rural et de renforcer sa souveraineté alimentaire. La méca
nisation facilitera la transition vers une agriculture plus moderne. Elle constitue un levier indispensable pour relever les défis futurs et assurer un développement durable et résilient du secteur agricole national.
Anissa Mesdouf



