Oran

CCO : ouverture de la 14e édition du NAPEC dans un contexte où l’Algérie consolide sa position comme fournisseur énergétique fiable

La 14e édition du Salon et Conférence sur l’énergie et l’hydrogène en Afrique et en Méditerranée (NAPEC), placée sous le thème « De la transition énergétique à l’addition énergétique », s’ouvre lundi au Centre des conventions Mohamed-Benahmed d’Oran,dans un contexte ou l’Algérie consolide sa position en tant que fournisseur énergétique fiable.

Cette nouvelle édition verra la participation de plusieurs centaines d’exposants et d’acteurs nationaux et internationaux de l’industrie énergétique, des hydrocarbures et des nouvelles technologies.

Elle intervient également dans un contexte marqué par une forte volatilité des marchés mondiaux de l’énergie, des préoccupations persistantes autour de la sécurité des approvisionnements et une accélération des investissements dans le gaz naturel, les énergies renouvelables, l’hydrogène et les technologies de décarbonation.

Le NAPEC constitue ainsi un espace privilégié pour examiner les mutations en cours et les perspectives de coopération entre les pays producteurs, les compagnies énergétiques, les équipementiers et les investisseurs.

La manifestation réunit notamment de grands groupes énergétiques et industriels nationaux et internationaux, dont Sonatrach, Sonelgaz, TotalEnergies, Eni, ExxonMobil, Equinor, Pertamina, SLB, Halliburton et Baker Hughes, ainsi que de nombreux opérateurs et fournisseurs de solutions technologiques. Cette importante participation confère à l’évènement une dimension particulière, au moment où l’Algérie consolide sa position en tant que fournisseur énergétique fiable pour les marchés régionaux et internationaux et entend valoriser davantage ses ressources et ses infrastructures.

Parallèlement, l’Etat mise sur un programme d’investissement important dans le secteur des hydrocarbures, tout en développant de nouvelles filières liées aux énergies renouvelables et à l’hydrogène vert. Cette dynamique est illustrée par plusieurs projets structurants récemment engagés par l’Algérie, dont le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), dont les travaux du tronçon algérien ont été officiellement lancés en juin dernier. Ce projet, développé avec le Nigeria et le Niger, vise à créer un nouveau corridor d’acheminement du gaz naturel africain vers les marchés internationaux, notamment européens, en s’appuyant sur le hub gazier de Hassi R’Mel et les infrastructures nationales de transport et d’exportation. Au-delà de sa dimension énergétique, le TSGP constitue un projet d’intégration régionale et de coopération Sud-Sud, renforçant le rôle de l’Algérie comme plateforme énergétique entre l’Afrique et l’Europe.

Aussi, l’Algérie vient de franchir une nouvelle étape dans le développement du corridor SoutH2, destiné à acheminer l’hydrogène vert produit en Afrique du Nord vers l’Europe. La récente signature de la Déclaration ministérielle d’Alger par l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne vient renforcer la dimension stratégique de ce corridor et son ambition d’intégration énergétique euro-méditerranéenne. Le projet prévoit notamment la mise en place d’un secrétariat dédié à son accompagnement technique, avec le soutien de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

La concomitance de ces deux grands corridors, l’un consacré au gaz naturel et l’autre à l’hydrogène vert, illustre l’approche défendue par l’Algérie d’une « addition énergétique » combinant les sources conventionnelles et les nouvelles énergies, plutôt qu’une rupture immédiate avec les hydrocarbures.

Cette orientation intervient alors que les marchés mondiaux demeurent soumis à de fortes tensions géopolitiques, affectant les flux de gaz et de pétrole et alimentant la volatilité des prix. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) relève, notamment, que les perturbations de l’approvisionnement en gaz ont contribué à maintenir les marchés européens et asiatiques sous pression en 2026, tandis que la demande européenne continue de soutenir fortement les importations de gaz naturel liquéfié. Dans ce contexte, le NAPEC 2026 se veut une plateforme pour examiner les conditions d’une plus grande sécurité énergétique, d’un accès compétitif à l’énergie et d’une réduction progressive de l’empreinte carbone, trois enjeux au cœur des débats de cette édition. Les conférences et rencontres prévues devront porter, notamment, sur l’évolution du mix énergétique, les interconnexions gazières et hydrogène, les infrastructures de transport, la décarbonation, ainsi que les opportunités d’investissement et de partenariat dans les marchés africains et méditerranéens.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page