
Diabète et maladies rares : les médecins face aux nouveaux défis thérapeutiques
Cette rencontre scientifique vise à renforcer les compétences médicales, à favoriser le partage d’expériences et à adapter les pratiques cliniques aux évolutions de la médecine.
Quatre thématiques majeures structurent les travaux: le diabète, les maladies thyroïdiennes, les pathologies pulmonaires et les maladies rares. Les débats portent notamment sur le dépistage précoce, la complexité du diagnostic, la prise en charge thérapeutique et les conséquences sanitaires et sociales de ces affections. Président de cette édition et chef du service de médecine interne au CHU d’Oran, le professeur Amine Chami a souligné l’importance de ces échanges pour accompagner les mutations rapides du secteur médical et améliorer la qualité des soins. L’objectif est également de rapprocher les pratiques nationales des recommandations internationales et de renforcer la formation continue des praticiens. Parmi les préoccupations abordées, le diabète occupe une place centrale. Selon les chiffres avancés par le professeur Chami, près de 4,8 millions de personnes seraient concernées en Algérie. Les projections évoquées lors des travaux font état d’une possible augmentation à 7,9 ou 8 millions de malades à l’horizon 2050. Face à cette progression, le renforcement de la prévention et du dépistage précoce apparaît indispensable pour limiter les complications. La prise en charge ne saurait toutefois se limiter aux traitements médicamenteux. Elle doit également intégrer la lutte contre l’obésité, l’amélioration des habitudes alimentaires et la promotion d’un mode de vie sain. La sensibilisation de la population constitue, à cet égard, un levier essentiel. Les maladies rares représentent un autre axe important des discussions. Leur identification demeure parfois difficile, notamment lorsque les symptômes sont atypiques ou ne correspondent pas aux tableaux cliniques habituels. Les retards diagnostiques peuvent alors exposer les patients à des complications sévères. Le professeur Chami a insisté sur la nécessité d’accroître la vigilance des médecins, particulièrement des généralistes, afin d’envisager ces pathologies lorsque les premiers examens ne permettent pas d’expliquer les manifestations observées. L’amélioration du diagnostic et l’accès aux traitements disponibles figurent parmi les priorités, malgré le coût élevé de certaines thérapies.
Les maladies pulmonaires et leurs liens avec la médecine interne constituent le troisième volet de la rencontre. Certaines affections systémiques pouvant entraîner des complications respiratoires, une coordination étroite entre internistes et pneumologues est nécessaire pour affiner le diagnostic et choisir le traitement adapté à chaque patient. À travers ces journées scientifiques, les participants entendent ainsi consolider les échanges entre spécialistes et promouvoir une médecine fondée sur l’actualisation des connaissances, la coopération interdisciplinaire et l’amélioration continue des soins.
Nassim.H



