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Staffan de Mistura : aucune solution sans l’autodétermination du peuple sahraoui, les négociations dans l’impasse

L’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, a reconnu l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations pour le règlement de la question du Sahara occidental, un aveu qui révèle les profondes divergences politiques qui continuent d’entraver la recherche d’une solution juste et durable à la question du Sahara occidental, qui demeure une question de décolonisation liée au droit d’un peuple à l’autodétermination.

Dans son briefing, jeudi devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, M. de Mistura a précisé que les trois rounds de négociations tenus au cours des premiers mois de l’année à Washington et à Madrid, malgré les progrès réalisés, n’ont pas permis de surmonter les divergences de fond entre les parties, soulignant que «les négociations se sont heurtées à un mur difficile à franchir sans une action du Conseil de sécurité».

Cette conclusion revêt une importance particulière, dans la mesure où elle confirme que «les efforts diplomatiques n’ont abouti à aucun accord» et que «l’avenir du Sahara occidental reste tributaire du règlement du fond du conflit, notamment le libre exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination, loin de toute solution imposée d’avance».

La reconnaissance par l’Envoyé onusien de la persistance des divergences confirme également que l’avenir du territoire ne saurait être tranché par la simple présentation d’un document ou par la mobilisation d’un soutien diplomatique en faveur d’une formule politique donnée.

Parmi les principaux points soulevés dans son briefing, M. de Mistura a confirmé que «l’autonomie», quelle que soit la formule proposée, «ne peut en aucun cas être simplement imposée au peuple du Sahara occidental».

Cette position place la volonté du peuple sahraoui au cœur de tout règlement éventuel et ne considère pas la proposition marocaine comme une issue déjà tranchée que le Front Polisario devrait accepter au préalable.

Le Front Polisario, en tant que représentant légitime du peuple sahraoui dans le processus de règlement onusien, demeure attaché au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Dès lors, toute participation aux discussions sur les propositions avancées ne saurait être interprétée comme une renonciation préalable à ce droit ni comme une reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le territoire.

Par ailleurs, l’appel à la flexibilité lancé par l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, dans son briefing, ne s’adresse pas uniquement au Front Polisario, mais concerne également le Maroc, ce qui confirme que la responsabilité de la sortie de l’impasse n’incombe pas à une seule partie.

Si le briefing de M. de Mistura révèle la persistance des divergences concernant la nature du règlement politique de la question du Sahara occidental, il n’annonce, toutefois, aucun accord et ne considère pas la proposition marocaine comme un règlement définitif approuvé.

Le point le plus important de ce briefing est qu’aucune formule d’»autonomie« ne peut être imposée au peuple sahraoui et que parvenir à un accord exige des négociations supplémentaires, des garanties internationales et l’exercice effectif du droit à l’autodétermination.

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