
Abdelmalek Tacherift : Reggane, un témoin vivant du lourd tribut payé par le peuple algérien pour son indépendance
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Abdelmalek Tacherift, a indiqué, jeudi à Reggane (Sud d’Adrar), que cette région, théâtre d’explosions nucléaires françaises le 13 février 1960, demeure «un témoin vivant du lourd tribut, de sang versé et de destructions, payés par le peuple algérien pour le recouvrement de sa dignité, sa souveraineté et son indépendance».
Dans une allocution à l’occasion de la commémoration du 66e anniversaire de cet odieux crime nucléaire, en présence des autorités locales et de la famille révolutionnaire, le ministre a affirmé que cette commémoration ravive le souvenir de «l’abject crime nucléaire dévastateur, aussi bien pour l’Homme que pour l’environnement, mené ce sinistre 13 février 1960 et suivi d’autres explosions nucléaires superficielles, constituant un chapitre sombre du génocide perpétré par le colonialisme». Cette commémoration est aussi une occasion de rappeler «le caractère imprescriptible, incontestable et inextinguible des crimes commis par le colonialisme français, que ce soit à Reggane ou dans toute autre région du pays», a souligné M. Tacherift, ajoutant que «toute tentative de tergiverser sur ces faits ou de blanchir ces crimes ne font qu’enraciner et consolider notre mémoire nationale, notre détermination et notre conscience, par fidélité aux martyrs».
Et de soutenir que «la fidélité aux valeurs des martyrs et aux idéaux de la glorieuse Révolution de Novembre, se manifeste à travers l’unité des rangs et l’adhésion autour de nos institutions nationales». La commémoration a donné lieu à une cérémonie de recueillement, à la place des martyrs à Reggane, avec dépôt d’une gerbe de fleurs et lecture de la Fatiha du saint Coran, avant de donner le coup d’envoi d’un semi-marathon et la visite de l’annexe du musée. Sur le site de l’annexe du musée, qui documente sur les explosions nucléaires de Reggane, le ministre a écouté une présentation technique sur la possibilité de son extension pour l’ériger en musée thématique. Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit doit présider l’ouverture, à l’Université d’Adrar, du 7e séminaire sur les explosions nucléaires françaises dans le Sahara algérien, en plus de baptiser des établissements éducatifs et de rendre visite à des moudjahidine et une veuve de chahid.



