
Au cœur des priorités : réhabilitation du quartier de Sidi El Houari
Le wali d’Oran, Brahim Ouchene, a présidé, en fin de journée de lundi, une réunion de coordination consacrée à l’examen de plusieurs dossiers stratégiques liés à l’aménagement urbain, à la valorisation du patrimoine et au soutien à l’investissement local.
Cette rencontre, tenue en présence du secrétaire général de la wilaya, des chefs de daïras, des directeurs exécutifs et des cadres de l’administration, a permis de dresser un état des lieux précis des projets en cours et de fixer une feuille de route rigoureuse pour leur concrétisation.
Au cœur des discussions figurait la présentation du plan permanent de sauvegarde et de réhabilitation du secteur classé de Sidi El Houari, exposé par la directrice de la culture en collaboration avec le bureau d’études mandaté. Ce programme ambitieux vise à restaurer durablement l’un des quartiers historiques les plus emblématiques d’Oran, en conciliant préservation du cachet architectural, protection du patrimoine bâti et amélioration du cadre de vie des habitants.
Insistant sur l’urgence de finaliser la dernière phase de l’étude, le wali a souligné que les conclusions attendues serviront de base aux décisions définitives relatives au devenir des immeubles recensés. Ces bâtiments feront l’objet d’une classification précise, permettant de déterminer ceux devant être conservés et restaurés, ainsi que ceux nécessitant une démolition pour des raisons de sécurité. À cet effet, il a ordonné la mise en place d’une commission spéciale chargée d’assurer le suivi permanent du dossier et d’en accélérer l’aboutissement. Dans le même esprit, Ouchene a rappelé l’impératif de préserver l’identité architecturale et la valeur historique de Sidi El Houari, appelant à intégrer ces dimensions dans toute intervention urbaine. Il a également mis l’accent sur l’importance de la formation des jeunes aux métiers de la restauration du bâti ancien, considérée comme un levier essentiel pour la sauvegarde du patrimoine et la création d’emplois qualifiés. Par ailleurs, une communication détaillée a été présentée sur la situation des zones d’activités de petite dimension implantées dans les communes de Mers El Kébir, Aïn El Bia et Tafraoui. Ces espaces, destinés à accueillir des microprojets et des start-up, couvrent une superficie globale de plus de douze hectares, répartis en plus d’une centaine de lots. À Mers El Kébir, la zone s’étend sur cinq hectares divisés en 35 parcelles, tandis qu’à Aïn El Bia, elle occupe deux hectares comprenant 19 lots.
À Tafraoui, l’assiette foncière atteint également cinq hectares, découpés en 47 parcelles. Face aux retards enregistrés dans la viabilisation de ces sites, le wali a exigé l’achèvement rapide des travaux de raccordement aux réseaux d’électricité et de gaz, condition indispensable pour leur mise en exploitation effective. L’objectif affiché est de mettre à la disposition des jeunes porteurs de projets et des entreprises émergentes un foncier économique opérationnel, capable de dynamiser l’économie locale et de générer de nouveaux postes d’emploi. La réunion a également permis d’examiner l’état d’avancement des programmes de soutien au développement social et économique au profit des communes. À ce titre, les chefs de daïras, sous la supervision du directeur de l’administration locale, ont présenté un bilan détaillé des projets engagés. Le wali a insisté sur la nécessité de rattraper les retards constatés, de respecter strictement les délais contractuels et de livrer les infrastructures dans les meilleures conditions de qualité. En clôture, un exposé technique a été consacré aux opérations de raccordement aux réseaux énergétiques, présenté par le directeur de l’énergie et des mines. Celui-ci a détaillé les projets inscrits avant 2025 dans le cadre du programme sectoriel et du budget de la wilaya, ainsi que ceux programmés pour l’année 2026, financés par le secteur de l’énergie et le Fonds de garantie et de solidarité des collectivités locales. À travers cette série de mesures, les autorités locales entendent impulser une nouvelle dynamique de développement durable, conciliant protection du patrimoine, amélioration du cadre urbain et promotion de l’investissement productif, dans une perspective de modernisation harmonieuse de la wilaya d’Oran.
Yacine Redjami



