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Bouslimani souligne l’importance de la formation spécialisée : un levier pour renforcer le professionnalisme des journalistes

Le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, a souligné l’importance de la formation spécialisée des journalistes pour améliorer les performances de la profession et consolider le professionnalisme dans le secteur des médias. Cette démarche vise notamment à renforcer les compétences linguistiques des professionnels de la presse et à favoriser une meilleure maîtrise des nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.

Lors d’une journée de formation organisée hier à Alger par le ministère de la Communication, en collaboration avec le Haut Conseil de la langue arabe (HCLA), le ministre a affirmé que la formation spécialisée traduisait la volonté de l’État de développer le métier de journaliste et de promouvoir les droits de ceux qui l’exercent. Organisée à l’occasion de la Journée nationale de la presse, célébrée le 22 octobre, cette rencontre était consacrée à « L’amélioration de la performance linguistique et l’utilisation de l’intelligence artificielle ». Placée sous le slogan « Vers un investissement dans une presse professionnelle », elle s’inscrit dans le cadre de la convention de coopération entre le ministère de la Communication et le HCLA.

Dans son allocution d’ouverture, M. Bouslimani a indiqué que cette initiative s’inscrivait dans le prolongement des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à mobiliser les moyens nécessaires au développement du secteur des médias. L’objectif, a-t-il expliqué, est de parvenir à un professionnalisme « véritable et effectif », dans un contexte international où l’information et la communication occupent une place stratégique dans la défense des intérêts des peuples et des nations. Le ministre a également insisté sur la nécessité d’investir dans la formation continue et spécialisée afin d’améliorer la qualité de la production journalistique et de renforcer les capacités des professionnels, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. Il a précisé que le secteur de la communication avait déjà proposé de nombreuses opportunités de formation en Algérie et à l’étranger, tout en poursuivant ses efforts pour développer et pérenniser ces initiatives. Cette politique vise notamment à promouvoir la diffusion d’une information fiable et à lutter contre les fausses informations susceptibles de porter atteinte à la stabilité des États, à la cohésion des sociétés et à la formation de l’opinion publique, particulièrement chez les jeunes.

Abordant les transformations technologiques qui touchent le secteur des médias, M. Bouslimani a mis en avant l’importance de l’intelligence artificielle dans le travail journalistique. Il a toutefois rappelé que le journaliste demeure responsable de la vérification des sources, de l’exactitude des informations et du contenu médiatique qu’il produit et diffuse. Face à l’évolution rapide des technologies numériques, la maîtrise de ces outils doit ainsi s’accompagner de compétences professionnelles solides et du respect des exigences éthiques du métier. Pour le ministre, les bouleversements scientifiques et technologiques actuels rendent indispensable le renforcement des connaissances linguistiques et techniques des journalistes. La qualité de l’expression, la précision de l’écriture et la maîtrise des nouveaux outils numériques constituent désormais des éléments essentiels pour améliorer les performances journalistiques. Dans cette perspective, le ministère entend poursuivre son programme de diversification des partenariats et des mécanismes de coopération afin d’élargir l’accès à la formation. Celle-ci représente, selon lui, un choix incontournable aussi bien pour accéder au métier de journaliste que pour perfectionner sa pratique.

De son côté, le président du Haut Conseil de la langue arabe, Salah Belaid, a mis en avant les efforts déployés par son institution pour promouvoir la langue arabe dans un contexte de concurrence internationale. Il a notamment insisté sur la nécessité de préserver la qualité de l’expression et de renforcer l’impact de la langue arabe, soulignant le rôle de la numérisation dans la réalisation de cet objectif. Selon lui, cette rencontre illustre la volonté des institutions nationales de consolider leur coopération afin d’améliorer les performances des médias algériens et de contribuer au rayonnement de la langue arabe. Elle constitue également une occasion de renforcer les compétences linguistiques des journalistes, notamment en matière de révision des textes et d’amélioration du style rédactionnel. Ces compétences apparaissent d’autant plus importantes que le paysage médiatique connaît des mutations rapides, marquées par la multiplication des plateformes numériques et des réseaux sociaux.

Mohand S

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