
Energie et mines en Afrique : l’Algérie à l’avant-garde
«Le continent africain possède de grandes potentialités, tant en ressources naturelles qu’en talents humains, pour atteindre l’autosuffisance énergétique», a indiqué Mohamed Arkab.
Très engagé dans de nombreux projets dans le secteur des hydrocarbures en Afrique, l’Algérie se pose comme un parfait exemple à suivre pour plusieurs pays africains, en passe de développer le secteur à l’interne. Au Niger, en Libye, en Mauritanie et ailleurs, Sonatrach apporte une expertise très appréciée sur le terrain, mais aussi en ouvrant l’Institut algérien du pétrole aux étudiants africains. Son expérience donne à l’Algérie l’avantagé d’être écoutée. Et cet écoute s’est concrétisée lorsque le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a pris part par visioconférence à la 47e session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation africaine des producteurs de pétrole (APPO). M. Arkab a en effet insisté sur « la nécessité de diversifier les sources de financement des projets énergétiques », en tenant compte des défis liés à la transition énergétique et au manque d’investissements dans les secteurs pétrolier et gazier. Il a également affirmé que « le continent africain possède de grandes potentialités, tant en ressources naturelles qu’en talents humains, formant ainsi une base solide pour stimuler le développement industriel et énergétique et atteindre l’autosuffisance énergétique ».
Parmi les sujets principaux abordés lors de cette session, la nomination d’un nouveau secrétaire général de l’APPO a été discutée. Il a été décidé de lancer rapidement le processus de soumission des candidatures, les entretiens et évaluations étant planifiés pour les mois à venir, conformément aux normes établies. Les discussions ont également porté sur les récents développements liés au lancement de la Banque africaine de l’énergie (BAE), mise en place par l’APPO, visant à accroître les investissements dans le secteur énergétique et les hydrocarbures en Afrique. Cette initiative vise à soutenir les projets d’infrastructure énergétique et à stimuler la croissance économique des États membres.
Le Conseil des ministres de l’APPO a réaffirmé son engagement à renforcer la sécurité énergétique en Afrique, en favorisant la coopération régionale, en diversifiant les sources de financement et en optimisant l’exploitation des ressources énergétiques, afin de servir les intérêts des États membres et de contribuer au développement durable des populations du continent.
Créée en 1987, l’APPO regroupe 15 États membres, à savoir l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Niger, le Nigeria, le Tchad, la République démocratique du Congo, l’Égypte, la Guinée équatoriale, la Libye et l’Afrique du Sud, ainsi que deux pays observateurs, le Sénégal et le Ghana. Cette organisation vise à établir un mécanisme de coopération, de coordination des efforts et d’échange de connaissances entre les pays africains producteurs de pétrole. L’APPO a pour mission de promouvoir des initiatives communes dans tous les secteurs de l’industrie pétrolière, tant en amont qu’en aval, afin de permettre aux États membres de maximiser les bénéfices de l’exploitation pétrolière.
Elle s’efforce également de coordonner les politiques et stratégies commerciales des États membres via l’échange d’informations, dans le but d’améliorer la gestion des ressources non renouvelables et d’assurer des revenus équitables issus des exportations pétrolières, tout en examinant des moyens de soutenir les pays africains importateurs de pétrole pour répondre à leurs besoins énergétiques, conclut le communiqué.
Nadera Belkacemi