
Gestion du flux migratoire : l’OIM félicite l’Algérie
La directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations a salué la gestion « responsable et humanitaire » de l’Algérie en matière de migration irrégulière, saluant particulièrement la mobilisation des ressources humaines et matérielles déployées sur l’ensemble du territoire national.
Une convention a été signée mardi entre l’Algérie et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), fixant le cadre d’exploitation de l’hôtel situé à Dar El Beïda (Alger), conçu pour l’hébergement des migrants en situation irrégulière inscrits au programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration dans leurs pays d’origine. Cette étape s’inscrit dans une démarche globale où l’Algérie affirme son engagement à gérer les flux migratoires avec une approche humaine et conforme aux normes internationales.
La cérémonie de signature, qui s’est déroulée au siège de la wilaya d’Alger, a été présidée par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, et par la directrice générale de l’OIM, Mme Amy Pope, en présence du ministre, wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, ainsi que de membres du corps diplomatique accrédité en Algérie. Dans son allocution, le ministre Sayoud a souligné que la visite effectuée par la dirigeante de l’OIM, a permis de prendre connaissance des moyens considérables mobilisés par l’État algérien pour la prise en charge des migrants en situation irrégulière. Il a insisté sur le fait que cette collaboration vise à renforcer les mécanismes de protection et d’assistance des personnes concernées, tout en poursuivant une lutte efficace contre les phénomènes associées à la migration irrégulière.
M. Sayoud a également annoncé que cette rencontre était l’occasion d’échanger sur les efforts déployés et les ressources mobilisées par l’Algérie pour répondre aux défis liés à la migration, en conformité avec les engagements pris au niveau international. À ses yeux, la coopération avec l’OIM et avec d’autres partenaires internationaux s’inscrit dans une logique de prévention, de protection et de réinsertion, afin de réduire les risques et les départs irréguliers qui affaiblissent les personnes les plus vulnérables. Le ministre a tenu à rappeler que l’Algérie continue d’œuvrer activement avec les organisations internationales, les pays voisins et les partenaires méditerranéens pour une gestion coordonnée du phénomène migratoire.
Pour sa part, Mme Amy Pope a salué la gestion « responsable et humanitaire » de l’Algérie en matière de migration irrégulière, saluant particulièrement la mobilisation des ressources humaines et matérielles déployées sur l’ensemble du territoire national. Elle a exprimé sa disponibilité à approfondir cette coopération afin de trouver des solutions durables et compatibles avec les cadres juridiques internationaux. La dirigeante de l’OIM a ainsi réaffirmé la volonté de l’organisation de soutenir l’Algérie dans la mise en œuvre de programmes qui privilégient la dignité humaine et la protection des droits des migrants, conformément aux grandes conventions et principes du droit international.
Au cours de la même journée, un film documentaire a été projeté, mettant en lumière les efforts de l’Algérie dans la gestion du dossier migratoire selon une approche humanitaire, en phase avec les directives du Président Tebboune. Avant cette projection, la directrice générale de l’OIM avait visité l’hôtel de l’aéroport afin de prendre connaissance des différentes structures dédiées à l’hébergement des migrants et des conditions prévues pour assurer leur prise en charge. Le récit audiovisuel a ainsi illustré, concrètement, les mécanismes de protection et d’assistance mis en place, tout en réaffirmant l’objectif commun de coopération internationale pour des solutions durables et respectueuses du droit.
La signature de cette convention marque donc une étape significative dans le renforcement du dispositif algérien de gestion migratoire, en lien étroit avec l’OIM et d’autres partenaires, afin de promouvoir des pratiques conformes au droit international et de garantir que les droits des migrants soient toujours placés au cœur des actions publiques. L’Algérie persiste ainsi dans sa trajectoire de coopération internationale, guidée par le respect des obligations juridiques et par une volonté affirmée de protéger les personnes, tout en recherchant des solutions durables pour les populations concernées.
Yahia Bourit



