
Oued El Mohgoun : de l’assainissement au tourisme
La ville d’Arzew se prépare à un tournant majeur dans sa gestion urbaine et environnementale. Le maire, Benkouider Sahraoui Abdelkader, accompagné de l’équipe technique municipale et des responsables du Centre technique des ressources hydriques, a supervisé une inspection sur le terrain du chantier des deux complexes d’assainissement d’Oued El Mohgoun.
Ce projet, doté d’un budget de 155 millions de dinars algériens, affiche un taux d’avancement de 55 %. Il s’agit d’une opération structurante pour la ville, visant à canaliser et traiter les eaux usées afin de réduire les risques sanitaires. Selon le maire, le projet ne se limite pas à son aspect technique, il constitue le socle d’une transformation historique planifiée avec soin, qui débutera après le nettoyage complet de l’oued. Dans le cadre de cette vision, la municipalité prévoit également un projet innovant de transfert d’eau de mer depuis le quartier Khalifa Ben Mahmoud jusqu’à l’embouchure de l’oued. Ce programme, estimé à 100 millions de dinars, permettra de créer un cours d’eau artificiel permanent, bordé d’espaces verts et de parcs touristiques, redonnant à Arzew son attrait historique et touristique. Lors de sa visite, le maire a donné des instructions strictes pour accélérer les travaux dans l’oued et le quartier Khalifa Ben Mahmoud. Ce second projet, financé à hauteur de 66 millions de dinars et déjà réalisé à 60%, ne se limite pas à la pose de réseaux souterrains?: il prépare la naissance d’un nouveau pôle touristique et récréatif, offrant aux habitants un espace de loisirs moderne d’ici l’année prochaine. Le lancement de ces projets survient après plusieurs années d’études, retardées par l’absence de financement.
Le ministère de l’Environnement a finalement donné son aval pour le démarrage des travaux, permettant de sécuriser les quartiers traversés par le Oued El Mohgoun, une zone qui, jusque-là, constituait un danger sanitaire en raison des eaux stagnantes et des déchets industriels et ménagers. Le site, long de 1,3?km, où se jettent les eaux usées et pluviales, ainsi que les résidus des chantiers locaux, représentait jusqu’alors un obstacle majeur à l’urbanisme et au développement économique.
L’étude initiale, financée par la commune à hauteur de 6 millions de dinars, a révélé que la mise en œuvre complète nécessitait une enveloppe centrale de près de 120 millions de dinars, un investissement justifié par l’amélioration de la qualité de vie des 100 000 habitants d’Arzew.
La réalisation de ces infrastructures vise non seulement à purifier les eaux rejetées directement en mer, mais aussi à transformer l’oued en un atout urbain et touristique. Une fois achevés, ces aménagements offriront aux résidents un environnement plus sain et moderne, tout en contribuant à l’attractivité de la ville.
Nassim.H



