Oran

Projet de l’Institut National du Cancer : un rythme d’exécution inférieur aux attentes

Le projet de l’Institut National du Cancer à Oran fait l’objet d’un contrôle renforcé après que des retards significatifs dans les travaux ont été constatés. Le directeur de la Santé et de la Population de la wilaya d’Oran, Kaci Abdellah, s’est rendu sur le site pour une visite d’inspection destinée à évaluer l’avancement des travaux et à identifier les points critiques entravant la bonne exécution du chantier.

Accompagné du représentant de l’entreprise de réalisation, du bureau d’études et des différents entrepreneurs responsables des corps de métiers, ainsi que de la cheffe de projet, Kaci Abdellah a passé en revue les divers secteurs de l’institut, des locaux administratifs aux laboratoires spécialisés. Cette inspection a mis en évidence un rythme d’exécution inférieur aux attentes, suscitant l’insatisfaction du directeur. Face à cette situation, des directives strictes ont été émises à l’entreprise contractante, jugée en défaut pour ne pas avoir respecté les clauses du contrat initial. Le directeur de la santé de la wilaya d’Oran a insisté sur la nécessité de renforcer la main-d’œuvre qualifiée sur le chantier, en particulier dans les corps de métiers critiques, afin d’accélérer le calendrier des travaux et de garantir le respect des délais contractuels. Parallèlement, le bureau d’études a été sommé d’élaborer un rapport détaillé sur l’état d’avancement du projet. Ce document devra inclure un inventaire précis des travaux réalisés, les obstacles rencontrés et des recommandations opérationnelles pour rattraper le retard accumulé, tout en assurant une livraison conforme aux standards requis pour un établissement sanitaire de cette envergure. L’Institut National du Cancer représente un projet stratégique pour la wilaya d’Oran et pour l’ensemble du pays, destiné à améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer grâce à des infrastructures modernes et à des équipements de pointe. Initié il y a plusieurs années, le chantier a déjà connu plusieurs ralentissements imputables à des difficultés techniques et logistiques, ainsi qu’à des insuffisances dans la coordination entre les différents intervenants. Ce type de projet de santé publique, de par sa complexité, nécessite un suivi rigoureux.

Des visites de contrôle comme celle effectuée par le DSP sont essentielles pour identifier rapidement les problèmes et mettre en place des mesures correctives. Les autorités locales ont rappelé que le respect des délais n’est pas seulement une exigence contractuelle, mais une nécessité pour répondre aux besoins sanitaires croissants de la population oranaise et régionale. En outre, le suivi du chantier s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du secteur hospitalier à Oran, où plusieurs établissements récents ou en construction visent à renforcer la capacité d’accueil, la qualité des soins et la spécialisation des services médicaux. L’Institut National du Cancer, par son rôle central dans la lutte contre les maladies oncologiques, est particulièrement scruté, et tout retard pourrait avoir des répercussions directes sur la prise en charge des patients.
Les prochains mois seront donc déterminants, la mise en œuvre des recommandations du bureau d’études et l’intensification du travail sur le chantier permettront de mesurer l’efficacité de cette mobilisation. Les autorités sanitaires ont réaffirmé leur engagement à assurer la finalisation du projet dans les meilleures conditions, tout en rappelant aux entreprises et aux acteurs impliqués l’impératif de professionnalisme et de diligence.

Nassim.H

 

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