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Rayonnement croissant des universités et des compétences algériennes dans les classements internationaux

Enseignement supérieur

Rayonnement croissant des universités et des compétences algériennes dans les classements internationaux

La présence des universités algériennes et de leurs chercheurs dans les classements scientifiques internationaux connaît, ces dernières années, une hausse notable, qui témoigne de l’intérêt croissant accordé à l’innovation et à la valorisation de la production scientifique, tout en consolidant l’importance de l’investissement dans ces acquis qui constituent une valeur ajoutée pour l’économie nationale.

A cet égard, le recteur de l’université Djillali Liabes de Sidi Bel Abbès, M. Bouziani Merahi, dont l’établissement marque, ces derniers temps, une présence distinguée dans divers classements internationaux, a souligné que « l’amélioration de la visibilité des universités algériennes et l’accroissement de leur production scientifique, notamment dans les domaines des sciences exactes et technologiques, à travers la publication dans des revues scientifiques de renommée mondiale, étaient des facteurs motivants pour poursuivre les efforts afin de hisser le niveau de l’université algérienne et renforcer ses contributions au processus économique national« .

En outre, la stratégie de transformation numérique adoptée dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a induit un « bon qualitatif« , à travers la numérisation et l’archivage des données papier, les rendant accessibles via le réseau reliant les différents établissements universitaires, ce qui a permis d’aplanir les obstacles devant les chercheurs et les étudiants pour accéder à l’information, poursuit M. Merahi.

Pour M. Merahi, le rayonnement de l’université algérienne constitue « un indicateur de la dynamique des élites scientifiques et de l’évolution de leurs outils de travail, confirmant l’importance d’investir dans cette excellence académique pour créer un tissu économique, industriel et technologique intégré, fondé sur la transformation des études, des recherches et des innovations en produits et solutions pratiques au service du développement national global.

De son côté, l’enseignant spécialisé en génie des procédés à l’Université de Médéa, M. Hicham Tahraoui, dont le nom figure dans le classement 2026 des 2 % des chercheurs les plus influents au monde, établi par l’Université américaine de Stanford en collaboration avec la maison d’édition scientifique Elsevier, a estimé que l’atteinte de ce niveau de production scientifique repose sur la formation continue, la persévérance et l’intensification de la coopération scientifique, précisant que son parcours scientifique compte pas moins de 170 articles publiés, ayant recueilli plus de 3.200 citations.

A cet égard, il a souligné que la présence croissante de chercheurs algériens dans les classements internationaux contribue à une plus large diffusion des travaux de recherche nationaux au sein de la communauté scientifique, tout en offrant davantage d’opportunités de coopération entre les universités et les centres de recherche, ainsi que d’échange d’expertises et de formation des jeunes chercheurs.

S’agissant de la réalité de la recherche scientifique en Algérie, M. Tahraoui a affirmé que les universités nationales recèlent de compétences capables de rivaliser à l’échelle internationale. Toutefois, le renforcement de ces capacités nécessite une complémentarité entre les efforts individuels et le soutien institutionnel, notamment dans les disciplines expérimentales, qui requièrent la mise à disposition d’équipements spécialisés, de moyens scientifiques et d’une expertise technique.

Pour la transformation des résultats scientifiques publiés en applications concrètes, le chercheur juge nécessaire de s’assurer d’abord de leur fiabilité et de leur reproductibilité, de développer des prototypes et de mener des expériences semi-industrielles si nécessaire, avant d’évaluer la faisabilité économique, la sécurité et l’impact environnemental.

Il a insisté, dans ce sens, sur l’importance de renforcer les projets conjoints entre les universités et entreprises économiques et de développer les mécanismes de transfert de technologie, ce qui permet d’orienter la recherche scientifique vers la satisfaction des besoins effectifs de l’environnement socio-économique et fait de la connaissance productive au sein de l’université, un vecteur de l’innovation et du développement durable.

Dans ce contexte, M. Djamel Eddine Akratche, recteur de l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB) qui a déjà figuré dans plusieurs classements internationaux, à l’instar de « QS » et « US News Best Global Universities« , a affirmé que l’émergence des universités algériennes et des chercheurs algériens dans ces classements est le résultat d’une nouvelle vision, consacrée pour développer l’université algérienne et qui fait de l’innovation le principal fondement pour la promotion de la recherche scientifique.

L’intérêt croissant pour la valorisation de la production scientifique constitue désormais une motivation pour les chercheurs, notamment les jeunes pour poursuivre la recherche et atteindre de plus haut niveau d’excellence, ce qui permet d’élargir la présence des compétences nationales au sein de la communauté scientifique internationale, a ajouté M. Akratche.

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