Le prix de la diversification économique
Le passage d’une économie de renté basée sur l’importation à une autre qui repose sur la production n’est pas chose aisée. Tous les économistes s’accordent à dire que le parcours d’une société qui ambitionne ce genre de transformation est semé d’embûches. Et dans le mots «embûche», il faut mettre des processus de délitement social, l’apparition d’une économie transitoire, dite de bazar et dans la foulée, il est souvent arrivé que des Etats laissent faire les choses sur le plan social, faisant du peuple une variable d’ajustement. On voit ce genre d’attitudes un peu partout, ces temps-ci.
De la Grèce à l’Argentine en passant par pas mal de pays africains, le FMI a fait son œuvre et les peuples ont payé et continuent de payer cash les changements nécessaires pour une économie plus performante de leur pays.
Il se trouve généralement que le « retour d’investissement » met un temps fou pour parvenir aux catégories modestes de la société. Les capitalistes appellent cela «le principe du ruissellement». Il faut dire que les classes nanties ont tendance à tout capté et ne rien laisser au petit peuple.
Cette logique prédatrice dont l’aboutissement est peut être une économie performante, mais ne sert principalement qu’une caste de gros propriétaires. Ce sont les arrières petits enfants des classes moyennes qui peuvent bénéficier des retombées de la dynamique économique, et ce seront les premiers à être touchés en cas de crise financière provoquée essentiellement par les capitalistes.
Y a-t-il une autre voie à l’émergence économique que celle de sacrifier plusieurs générations de citoyens ? La réponse est « oui » et cela se réalise en Algérie à travers les grands chantiers que mènent le gouvernement et qui mettent le citoyen au centre de l’équation économique.
On aura déduit des hausses de salaires, de pension de retraite et des allocations de chômage consacrées par le Président Tebboune un message clair qui dit la détermination de l’Algérie de ne laisser personne sur le bord de la route. Il ne sert à rien d’avoir une économie diversifiée et forte, si cela se réalise sur le dos de plusieurs générations d’Algériens.
Cela pour dire que la véritable réussite d’une transition économique ne réside pas uniquement dans la croissance du PIB ou la diversification des secteurs, mais dans la capacité à assurer une justice sociale et à préserver la cohésion nationale. La vision algérienne, qui privilégie le bien-être social et l’inclusion, offre donc une alternative viable à la logique prédatrice, en montrant que le progrès peut rimer avec équité. La voie tracée par l’Algérie témoigne qu’il est possible de construire une croissance équilibrée, respectueuse des générations et des populations, en évitant les pièges du court-termisme et de la prédation.
Par Nabil.G