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Lutte contre le trafic de drogue : plus de 10 millions de Prégabaline et 33 kg de cocaïne saisis

La dimension internationale de l’affaire rappelle aussi que la sécurité commune passe par une coopération régionale et internationale plus étroite, pour prévenir l’entrée et la distribution des stupéfiants et protéger les populations des ravages de la drogue.

Le Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (SCLTIS) a démantelé la structure criminelle d’un réseau international organisé et procédé à la saisie de plus de 10 millions de capsules de psychotropes et de plus de 33 kg de cocaïne, précise jeudi un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). «Dans le cadre de la lutte implacable menée par les services opérationnels de la Sûreté nationale contre les narcotrafiquants et les barons de la drogue, et dans un seul bilan opérationnel, le plus important du genre réalisé par la Sûreté nationale, le SCLTIS a frappé un grand coup en procédant au démantèlement de la structure criminelle d’un réseau international organisé et à la saisie d’une importante quantité de substances psychotropes estimée à 10.400.000 capsules de +Prégabaline+ et 33,4 kg de drogues dures (cocaïne)», précise le communiqué.

Cette opération d’envergure a été menée «suite au travail de renseignement entamé par les enquêteurs du SCLTIS au mois de janvier de l’année en cours, ayant permis de mettre au jour la dangereuse activité criminelle d’un réseau international organisé opérant dans l’ouest du pays, tout en identifiant des barons de la drogue marocains et leurs complices recherchés par la justice algérienne, lesquels dirigeaient cette activité illicite depuis le Maroc, en s’appuyant sur des membres du réseau à Dubaï (Émirats arabes unis), pour la gestion et le transfert des fonds et des revenus issus de cette activité criminelle, ainsi que sur d’autres complices en France», ajoute la même source.

«Après parachèvement de l’étape d’identification des membres du réseau et des itinéraires des cargaisons en provenance des wilayas du Sud du pays, et avec l’appui des éléments du Groupement des opérations spéciales de la police (GOSP), il a été procédé à plusieurs interpellations simultanées des suspects dans les wilayas d’Oran, de Tizi Ouzou, d’Alger, de Blida et de Tipasa, et à l’arrestation de 25 membres de cette organisation criminelle, dont une femme et un ressortissant étranger», selon le communiqué.

Cette opération, menée sous la supervision du parquet territorialement compétent, a permis au total «la saisie de produits dont la valeur marchande est estimée à près de 1.000 milliards de centimes, consistant en 10.400.000 capsules de psychotropes de type +Prégabaline+, 33,4 kg de drogues dures (cocaïne), ainsi que 19 véhicules de différentes catégories, dont un camion semi-remorque (citerne) et trois motos, utilisés dans les activités criminelles du réseau».

L’opération s’est également soldée par «la saisie de plus de 1 milliard et 500 millions de centimes issus des revenus criminels». Les suspects ont été présentés, le 20 août 2026, devant le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé de Sidi M’Hamed à Alger, conclut le communiqué.

Au-delà des chiffres et des interpellations, il y a lieu de souligner l’impact de telles actions sur la sécurité collective. L’action des éléments de la DGSN met en exergue la mobilisation constante des forces de sécurité algériennes dans la traque des trafiquants de drogue. Cette vigilance est déterminante dans un contexte régional où les flux illicites proviennent exclusivement du Maroc, dont le rôle dans ce trafic n’est plus à démontrer.

Le Makhzen est souvent évoqué comme principal pays fournisseur vers l’Algérie et comme plaque tournante des réseaux qui opèrent dans la zone. Certains éléments de l’enquête et des rapports signalent que des barons et des éléments opérant avec des liens au Maroc ont été identifiés, et que des passages par des points de transit jouent un rôle central dans la chaîne du trafic.

Par ailleurs, le Maroc est fréquemment cité dans les débats publics et les rapports internationaux comme premier producteur et exportateur mondial de cannabis, une réalité qui alimente les dynamiques de trafic dans la région et complexifie les efforts de lutte antinarcotique.

En somme, cette opération de police a porté un coup sérieux aux réseaux de trafic de drogue et démontré l’efficacité des dispositifs nationaux de sécurité, la finesse du renseignement et l’action coordonnée des services, qui, loin de freiner, renforcent la détermination à couper les flux financiers et logistiques des réseaux criminels. La dimension internationale de l’affaire rappelle aussi que la sécurité commune passe par une coopération régionale et internationale plus étroite, pour prévenir l’entrée et la distribution des stupéfiants et protéger les populations des ravages de la drogue.

Nadera Belkacemi

25 individus placés en détention provisoire

Le Parquet de la République près le pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée près le tribunal de Sidi M’hamed, a annoncé, vendredi dans un communiqué, qu’il a été mis fin aux activités d’un groupe criminel organisé composé de 50 individus, dont des étrangers, 25 d’entre eux arrêtés en flagrant délit et placés en détention provisoire dans une affaire liée à la saisie de plus de 10 millions de comprimés psychotropes et plus de 33 kg de cocaïne.
«En application des dispositions de l’article 19 du code de procédure pénale et de l’article 34 bis 1 de la loi 25-03 modifiant et complétant la loi 04-18 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes, le Parquet de la République près le pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée près le tribunal de Sidi M’hamed, informe l’opinion publique que suite à l’enquête préliminaire menée par le Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (SCLTIS) de la Sûreté nationale, un groupe criminel organisé composé de 50 individus, dont des étrangers, a été arrêté et 25 de ses membres appréhendés en flagrant délit», précise le document.
Il s’agit, selon le communiqué, des dénommés : Gachtouli Riad (47 ans), Aghremio Khaled (40 ans) Aghremio Samir (46 ans), Aghremio Smaïl (48 ans), Bouhas Mourad (60 ans), Bouzina Youcef (36 ans), Mahouas Zakaria (33 ans), Hamouche Noureddine (36 ans), Bekhdouma Mohamed (37 ans), Mohamedi Bilal (39 ans), Gouri Abderrahmane (38 ans), Bendris Abdelaziz (38 ans) et Bourezak Ouahib (62 ans)». Cette organisation criminelle comprend «le dénommé Adoune Amine, dit «Minoucha» (36 ans), le dénommé Kassed Mohamed (36 ans), le dénommé Sekkou Djamel (31 ans), le dénommé Mahmoudi Hakim (23 ans), le dénommé Messak Hamza (31 ans), la dénommée Mohammedi Nawel (48 ans), le dénommé Betka Houari (44 ans), le dénommé Betka Aziz (29 ans), le dénommé Dahaoui Mohamed (28 ans), le dénommé Mellouk Mohamed Chakib (25 ans), le dénommé Ould Laroussi Mahfoud (49 ans), tous de nationalité algérienne, ainsi que le nommé Sidna Frey (32 ans), de nationalité mauritanienne».
«Par ailleurs, 25 autres individus de différentes nationalités (algérienne, marocaine et hollandaise), dûment identifiés, demeurent en fuite», ajoute le texte.
Il a été procédé à la saisie, en possession des personnes arrêtées, d’une quantité considérable de psychotropes de type Prégabaline 300 mg, s’élevant à dix millions quatre cent deux mille sept cents (10.402.700) comprimés psychotropes, ainsi que d’une quantité importante de drogues de synthèse (cocaïne) s’élevant à 33,4 kg, poursuit la même source.
«En date d’hier, 20 août 2026, suite à la présentation des suspects devant le parquet de la République, ces derniers ont fait l’objet de poursuites dans le cadre d’une information judiciaire pour crime d’importation, de transport, de stockage et de détention illicites de drogues de synthèse et de psychotropes aux fins de vente dans le cadre d’un groupe criminel organisé transfrontalier, crime de contrebande grave portant atteinte à la sécurité et à la santé publiques, et délit de blanchiment d’argent dans le cadre d’une organisation criminelle», lit-on dans le communiqué.
Après audition des mis en cause par le juge d’instruction, ce dernier a ordonné leur placement en détention provisoire», conclut le communiqué.

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