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Un présent violent et un avenir sombre

Un présent violent et un avenir sombre

Emmanuel Macron s’apprête, dans quelques mois, à quitter le pouvoir en laissant derrière lui un pays dévasté, et pour certains, au bord de la guerre civile. L’homme se croyait plus rusé et surtout plus intelligent que tous ses concitoyens. Il a commencé par trahir son mentor François Hollande et a fini par trahir tout son peuple, laissant derrière lui un pays déchiré qu’il s’apprête à offrir en plateau à l’extrême droite.

Lui qui criait sur tous les toits qu’il était le dernier et même le premier rempart contre le Rassemblement national a en réalité tout fait pour se retrouver, à chaque deuxième tour des présidentielles, en face de Marine Le Pen qu’il savait totalement inculte en économie et qui ne maîtrisait aucun dossier dans ce secteur. Dans les deux rendez-vous il l’a certes facilement balayée, mais il l’a surtout placée comme la première force politique de la France. La droite et la gauche ont été réduites à de simples figurants tout comme les corps intermédiaires. Le maître des horloges, Jupiter , comme aimait à le définir ses communicants , a eu tout faux en fin de parcours. Même ceux qui ont été à ses côtés dans l’exercice du pouvoir le renient totalement aujourd’hui à l’image de Gabriel Attal ou Édouard Philippe.

La France de toutes les crises a perdu tout crédit à l’intérieur comme à l’extérieur et sombre dans un enchaînement de violence sans fin depuis les Gilets jaunes jusqu’au émeutes lycéennes. A ce jour, on parle de 715 policiers et gendarmes blessés et de 190 élèves blessés dans ces dernières émeutes. Un vrai bilan de guerre. La France donneuse de leçons qui parle de maintien de l’ordre quand il s’agit de la violence de sa police et de répression quand il s’agit des polices des pays du Sud, découvre toutes ses failles et ses haines refoulées à l’orée d’une campagne électorale d’une rare violence où le débat est totalement absent.

Un pays au bord de la faillite qui a fait la part belle aux extrémistes qui se voient déjà aux portes de l’Elysée. Cette extrême droite qui ne promet rien de bon aux Français sinon plus de haine, de division et de matraques. Il faut dire que le programme du Rassemblement national et de tous ses soutiens ne tient à rien d’autre qu’à une culpabilisation systématique des étrangers et des “ Français de papiers”. Aucune réponse n’est donnée aux vrais problèmes de dettes et de pouvoir d’achat qui ont fait basculer le pays dans la violence. Une violence qui ne sera que plus grande lorsque les rênes du pouvoir seront aux mains d’incompétents racistes.

— Par Abdelmadjid Blidi

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