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Entretien du Président Tebboune avec la presse nationale : «Nous devons préserver le pouvoir d’achat des citoyens»

Le président de la République a précisé que les efforts déployés actuellement par l’Etat ont pour objectif de «renforcer les revenus hors hydrocarbures».

Lors de son entretien périodique avec la presse nationale, diffusée hier en soirée, le président de la République est revenu sur un certain nombre de sujets nationaux et internationaux qui font l’actualité. Il a, à ce propos, réaffirmé l’engagement de l’État à préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Le chef de l’Etat a relevé, à ce propos, que «la plupart des agriculteurs ne sont pas responsables du niveau atteint par les prix». Une affirmation qui exclut les producteurs de fruits et légumes du champ de la spéculation. Mais, assure le président de la République, «tous ceux qui en sont à l’origine devront assumer leurs responsabilités». La raison de la fermeté du chef de l’Etat tient au fait que «nous devons préserver le pouvoir d’achat des citoyens», a assuré le Président Tebboune.

Sur la question des réserves de change, dont le FMI a fait une prévision sur son montant à l’horizon 2031, le président de la République a affirmé qu’elles se maintiendraient à un niveau «élevé». Il précisera que les efforts déployés actuellement par l’Etat ont pour objectif de «renforcer les revenus hors hydrocarbures». Pour Abdelmadjid Tebboune, «ce n’est pas une question de devises, mais d’indépendance». Un aspect primordial de la stratégie de l’Algérie qui considère toutes les souverainetés, économique, politique, diplomatique et culturelle, comme non négociables.

La souveraineté est également numérique. Et dans ce domaine, le chef de l’Etat a signalé que le pays avait atteint un «stade très avancé». Au plan énergétique, concernant notamment le marché pétrolier, le président de la République a souligné le sérieux de l’Algérie qui, en tant qu’Etat responsable, «ne fait preuve d’aucune imprudence sur le marché pétrolier». Il précisera, à ce propos qu’en cas de consensus, l’Algérie s’y conformera. Cette déclaration vient corroborer le rôle central joué par l’Algérie dans la stabilisation du marché, en 2016, avec l’entrée de la Russie dans le mécanisme de redressement du marché, aboutissant à la création de l’Opep+.

Pour ce qui concerne la politique étrangère que suit l’Algérie, le chef de l’Etat a réaffirmé les positions du pays et a assuré que «l’Algérie ne renoncera à ses relations d’amitié ni avec la Russie, ni avec les Etats-Unis d’Amérique, ni avec la Chine». En d’autres termes, la diplomatie algérienne base son action sur le principe du non-alignement. Ce qui préserve au pays «sa fierté et sa liberté de décision», a-t-il ajouté.

Nadera Belkacemi

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