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Budget de la wilaya 2027 : les ambitions du développement local

Budget de la wilaya 2027 : les ambitions du développement local

Le vote du budget primitif de la wilaya d’Oran pour l’exercice 2027, arrêté à près de 4,7 milliards de dinars, constitue sans conteste un rendez-vous majeur de la vie locale oranaise de ces derniers jours. Au-delà des chiffres, ce document traduit les priorités d’une collectivité qui entend poursuivre les efforts de modernisation des infrastructures, renforcer les services publics de proximité et accompagner les communes dans leurs missions quotidiennes. Dans un contexte économique toujours exigeant, l’adoption de ce budget témoigne d’une volonté de maintenir l’investissement public comme moteur du développement territorial. Les crédits annoncés devraient permettre de financer des opérations touchant directement le cadre de vie des citoyens : amélioration de la voirie, entretien des établissements scolaires, soutien aux équipements publics, assainissement, éclairage, espaces verts ou encore accompagnement des communes les plus fragiles. Autant de secteurs où les attentes de la population demeurent importantes et où les besoins se renouvellent chaque année.
Pour autant, l’adoption d’un budget ne constitue jamais une fin en soi. Elle représente seulement la première étape d’un long parcours administratif. Entre le vote des élus, la validation des programmes, les procédures de passation des marchés, les études techniques, les autorisations réglementaires et le lancement effectif des chantiers, plusieurs mois peuvent s’écouler. C’est souvent dans cet intervalle que naissent les retards, les révisions et parfois les abandons. Oran en a déjà fait l’expérience. Ces dernières années, plusieurs projets structurants ont connu des calendriers largement dépassés. Certains ont dû être reprogrammés, d’autres redimensionnés, tandis que plusieurs opérations de proximité n’ont produit leurs effets qu’après de longues attentes. Ces lenteurs alimentent naturellement les interrogations des citoyens, davantage sensibles aux réalisations visibles qu’aux montants inscrits dans les documents budgétaires.
La véritable question dépasse donc le niveau des crédits disponibles. Elle concerne surtout la capacité collective à transformer rapidement les décisions financières en réalisations concrètes. La qualité de la dépense publique ne se mesure pas uniquement au volume des investissements, mais également à leur efficacité, à leur rapidité d’exécution et à leur impact durable sur la vie quotidienne.
Cette exigence est d’autant plus importante que les défis urbains restent nombreux. L’entretien du patrimoine public, la réhabilitation des quartiers anciens, la modernisation des réseaux, la fluidité de la circulation, l’amélioration des équipements de proximité ou encore la qualité des services communaux nécessitent une programmation rigoureuse, mais aussi un suivi permanent des opérations engagées.
Les autorités locales semblent aujourd’hui accorder une attention particulière à cette dimension du suivi. Les visites de terrain se multiplient, les entreprises sont régulièrement rappelées à leurs obligations et plusieurs responsables n’hésitent plus à exiger une accélération des travaux lorsque les délais ne sont pas respectés. Cette évolution mérite d’être soulignée, car elle traduit une volonté de rapprocher davantage la décision administrative de la réalité du terrain.
Le budget 2027 devra donc être jugé non seulement sur ses intentions, mais surtout sur les résultats qu’il produira dans les mois à venir. En matière de développement local, la confiance se construit avant tout par la continuité de l’action, le respect des engagements et la capacité de transformer chaque dinar investi en une amélioration concrète du quotidien. C’est finalement là que se jouera la véritable réussite de ce budget.
— Par S.Benali

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