EDITO

Carnage sur les routes

En deux jours uniquement, 16 personnes ont péri dans des accidents de la route, alors que près de 300 autres ont été blessées. Des chiffres inquiétants dans ce qui semble être une malédiction enracinée sur nos routes. Ainsi des centaines de familles doivent faire leur deuil et d’autres assister, peut être pour toujours, des leurs qui seront infirmes toute leur vie.

Un constat accablant face à ce qui s’apparente à une fatalité qu’on n’ arrive pas à endiguer. Les nombreuses campagnes de sensibilisation, les multiples sanctions ne semblent pas avoir d’effets sur ces fous du volant qui sèment la mort et la désolation sur nos routes à tout moment et en tout lieu. Car il faut se rendre à l’ évidence que la majorité de ces accidents sont dûs à des facteurs humains (92% selon les chiffres officiels).

Il suffit pour s’en convaincre de voir ce qui se passe sur les routes. Les manœuvres dangereuses chez certains sont devenues la règle. Les dépassements sont faits par la droite allègrement. Certains lâchent carrément leurs mains du volant et s’autorisent même à faire la fête en chantant et en se tapant des mains, laissant leurs véhicules dandiner d’un bout à l’autre de la route. Et tout cela sans aucun respect de la limitation de vitesse imposée pourtant par les nombreuses plaques mises aux côtés des routes

Ces écervelés se croient tout permis au point de publier leurs vidéos sur les réseaux sociaux pour s’enorgueillir de leurs faits d’armes. Un défi ou une inconscience inacceptable vis-à -vis des forces de l’ordre. Et à ce sujet, la dernière décision de la gendarmerie nationale est à saluer des deux mains. En effet les services de la gendarmerie nationale ont lancé des campagnes contre les internautes qui publient des vidéos sur les réseaux sociaux qui incitent au non-respect du code de la route. Désormais les services de ce corps sécuritaire travaillent en coordination avec les unités territoriales pour arrêter les mis en cause et les présenter devant les instances juridiques, pour la prise des mesures légales adéquates. Les fautifs auront ainsi largement le temps de méditer leurs actes derrière les barreaux.

Il faut dire que le phénomène a pris des proportions alarmantes et il est plus qu’urgent d’y remédier. Certes cette hécatombe ne peut s’arrêter du jour au lendemain, mais il s’agit dans un premier temps de contrôler la situation et de reprendre la main face à des énergumènes qui sèment la mort et endeuillent des milliers de familles chaque année. Il est plus que temps d’arrêter ces massacres sur les routes du pays.

Par Abdelmadjid Blidi

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