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Énergie : l’Algérie et la Côte d’Ivoire scellent un accord stratégique

Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a signé, hier à Alger, un accord de coopération stratégique avec son homologue ivoirien, Mamadou Sangafowa Coulibaly.

Cette signature, indique un communiqué du ministère, intervient à l’occasion de la visite de travail du responsable ivoirien en Algérie, du 28 au 31 mars, dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de hisser leur partenariat au rang de coopération stratégique durable. Avant la signature de l’accord, les deux ministres ont tenu une séance de travail consacrée à l’examen des perspectives de coopération dans l’ensemble des segments du secteur des hydrocarbures. Les discussions ont porté sur l’exploration, la production, le transport, le raffinage, la pétrochimie ainsi que la commercialisation. Les deux parties ont également affiché leur ambition de renforcer les échanges dans les domaines de la formation et du développement des compétences, tout en favorisant le transfert de savoir-faire entre institutions spécialisées.
À cette occasion, la partie ivoirienne a salué l’expertise reconnue de Sonatrach, exprimant son intérêt pour le développement de partenariats avec la société ivoirienne Petroci, notamment dans l’approvisionnement en produits pétroliers raffinés et le développement des échanges commerciaux. De son côté, Mohamed Arkab a réaffirmé la disponibilité de l’Algérie à accompagner la Côte d’Ivoire à travers le partage de son expérience technique et institutionnelle, notamment via les structures de formation spécialisées du secteur.
Ainsi, l’accord signé entre les deux ministres établit un cadre juridique et institutionnel destiné à favoriser les investissements conjoints et à intensifier les échanges d’expertises dans les domaines des hydrocarbures et des mines. Il couvre plusieurs axes majeurs, dont le développement de projets dans le gaz naturel, y compris le gaz naturel liquéfié (GNL), le renforcement des infrastructures de transport et de stockage, ainsi que la coopération dans le raffinage, la pétrochimie et la commercialisation. Le texte inclut également des volets liés à la transition énergétique, notamment la réduction des émissions, la protection de l’environnement, la sécurité industrielle et la numérisation des activités du secteur.
Outre l’énergie, l’accord accorde une place importante au secteur minier, avec des perspectives de coopération dans l’exploration géologique, l’exploitation et la transformation des ressources naturelles. Les deux pays entendent ainsi valoriser leurs richesses minières respectives et générer davantage de valeur ajoutée, contribuant à la diversification de leurs économies. Une attention particulière est portée à la formation et au renforcement des capacités, à travers des programmes conjoints, l’échange d’experts et la mobilisation des instituts spécialisés.
Enfin, les deux parties ont convenu de la mise en place d’un groupe de travail conjoint chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre de cet accord et de proposer des projets concrets, garantissant ainsi la traduction effective de ce partenariat sur le terrain.

Noreddine Oumessaoud

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