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Forum d’affaires pharmaceutique Inde-Algérie : plus de 65 entreprises indiennes en quête de partenariats en Algérie

Le secteur pharmaceutique s’impose comme un axe stratégique de coopération entre l’Algérie et l’Inde. Réunis jeudi à Alger, les participants au Forum d’affaires pharmaceutique Inde-Algérie ont mis en avant les importantes opportunités d’investissement conjoint, de transfert de technologie et de partenariats durables, notamment en direction des marchés africains et régionaux.

Intervenant lors de l’ouverture du Forum, la directrice de la promotion et du soutien aux échanges économiques au ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Mme Sihem Nafaa, a souligné que l’industrie pharmaceutique « recèle des opportunités exceptionnelles de partenariats fructueux entre l’Algérie et l’Inde », mettant en avant la complémentarité des potentialités des deux pays. Elle a rappelé que le secteur figure parmi les priorités nationales stratégiques de l’Algérie, avec la création, en 2020, d’un ministère dédié à l’Industrie pharmaceutique. Grâce aux efforts conjoints des pouvoirs publics et des opérateurs économiques, le taux de couverture des besoins nationaux en médicaments produits localement dépasse aujourd’hui les 80 %.
Mme Nafaa a également indiqué que l’Algérie est devenue « un pôle pharmaceutique africain incontestable », avec plus de 240 usines pharmaceutiques en activité sur les 640 que compte le continent, sans compter les projets en cours de réalisation.
Dans cette dynamique, l’Algérie ambitionne de renforcer son partenariat avec l’Inde dans la fabrication de vitamines, de compléments alimentaires et de médicaments génériques. Elle a souligné que l’expertise indienne reconnue à l’échelle mondiale pourrait permettre aux entreprises de ce pays de s’implanter durablement sur les marchés africains et méditerranéens à travers l’Algérie, qui dispose d’une position géographique stratégique et d’infrastructures adaptées.
De son côté, le conseiller du ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Younes Bouarara, a estimé que le secteur constitue « une opportunité majeure pour un partenariat fondé sur le transfert de technologie et le développement local ». Il a réaffirmé la disponibilité du ministère à accompagner et soutenir les entreprises indiennes souhaitant investir en Algérie. « Ce Forum offre une plateforme privilégiée pour identifier des projets concrets et jeter les bases d’un partenariat durable. L’Algérie est ouverte aux investissements créateurs de valeur et aspire à devenir un pôle régional de production et d’exportation de produits pharmaceutiques », a-t-il déclaré, qualifiant l’Inde de partenaire stratégique.

L’Inde voit en l’Algérie une porte d’entrée vers l’Europe et l’Afrique

Pour sa part, l’ambassadrice de l’Inde en Algérie, Mme Swati Vijay Kulkarni, a affirmé que l’Algérie constitue « un partenaire clé et une véritable porte d’entrée vers l’Europe et l’Afrique ». Elle a précisé que la délégation indienne participant au Forum comprend près de 100 opérateurs représentant plus de 65 entreprises pharmaceutiques, fortement intéressées par des projets d’investissement.
Elle a souligné que cette visite s’inscrit dans la dynamique positive de la coopération bilatérale, notant que les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 1,7 milliard de dollars en 2025. Deux projets de coopération sont actuellement en préparation, dont un partenariat entre des entreprises indiennes et le Centre algérien de bioéquivalence dans les domaines de la recherche scientifique, ainsi qu’un mémorandum d’entente relatif à la coopération dans le domaine des dispositifs médicaux.
Prenant la parole à son tour, le directeur général de Pharmexcil (Pharmaceuticals Export Promotion Council of India), M. Raja Bhanu, a fait part de l’intérêt des entreprises indiennes pour des formes de coopération avancées, telles que la fabrication sous contrat en Algérie, les coentreprises et le transfert de technologie. Le Forum d’affaires pharmaceutique Inde-Algérie a réuni des représentants d’entreprises algériennes du secteur, des cadres de plusieurs ministères, ainsi que des représentants de l’Agence algérienne de la promotion des investissements (AAPI), de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI).

Noreddine Oumessaoud

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