La réalisation de trémies pour éliminer «les points noirs»
Depuis la mise en service de la trémie au rond point dit de la Pépinière, bon nombre d’usagers constatent une certaine fluidité du trafic sur l’axe routier reliant Oran, Bir El Djir et Arzew. Mais beaucoup soulignent par contre que d’autres ronds-points en amont ou en aval de la trémie de la Pépinière sont de plus en plus encombrés, même asphyxiés à certaines heures par le nombre croissant de véhicules en circulation.
Des observateurs avisés avaient souvent expliqué que la réalisation d’une trémie, d’un autopont ou autre ouvrage d’art sur un axe routier, ne pouvait garantir à elle seule la fluidité de la circulation et la performance sur l’ensemble du réseau urbain concerné.
Il est bien évident que cet objectif relève avant tout de la mise en œuvre d’une étude technique globale et crédible, intégrant les schémas et paramètres de croissance urbaine, démographique, et économique de toute la région concernée. Il se trouve que depuis l’adoption de l’axe de développement et d’extension de la ville d’Oran vers l’est, aucun projet d’études n’a été sérieusement lancé en matière de circulation et de mobilité.
Certes des axes routiers existants, telles que la vieille RN16 menant au pôle pétrolier d’Arzew ont fait l’objet d’opérations d’élargissement et d’aménagement, sans pour autant atteindre les normes avancées en termes de capacité et de modernité. Bon nombre d’opérations souvent réalisées sur le réseau routier tel qu’il existe ne prenaient pas en compte les impacts et le futur impact à moyen et à long terme sur l’ensemble du trafic routier.
Cet effet de «vases communiquants» des points d’étranglement de la circulation d’un point à un autre était bien visible le long du troisième boulevard périphérique, après l’échangeur du rond point dit El Bahia et la trémie de la cité Djamel.
Après une légère amélioration durant quelque temps, l’encombrement allait reprendre de plus bel sur les points de croisement de plusieurs trajets importants. La trémie de la Pépinière, loin d’atténuer les tensions, a accentué les étranglements , notamment au niveau du rondpoint dit des «Trois Cliniques» et celui «El Morchid» qui est déjà cité par les gestionnaires concernés comme futur lieu d’implantation d’une nouvelle trémie de désengorgement.
Au fil des jours, on se rend bien compte que ces anciens premiers ronds-points, y compris celui de la Cité Djamel, deviennent à leur tour des «points noirs» redoutés par les usagers aux heures de grande circulation.
Pourquoi, se demandent des commentateurs sur les réseaux sociaux, avoir longuement attendu la mise en service de la trémie de la Pépinière avant d’annoncer et de lancer les procédures administratives et financières nécessaires au lancement du projet de trémie «El Morchid» situé sur le même secteur urbain Es-Seddikia? Ce projet de trémie au rond-point dit El Morchid, d’un montant estimé de 40 milliards de centimes, permettra sans doute d’éliminer les nuisances liées à l’encombrement infernal de la circulation dans ce grand giratoire permettant de prendre plusieurs directions, l’USTO, les HLM, Gambetta et la Résidence El Bahia.
Par S.Benali