A la uneEvênement

Plan d’action du gouvernement:
L’Etat demeurera plus que jamais social

L’ambition affichée est d’assurer un système de santé conséquent, ainsi que «l’amélioration de la qualité de l’enseignement et la garantie de la qualité de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle et leur adaptation aux exigences du marché de l’emploi».

La plan d’action du gouvernement, approuvé avant-hier par le Conseil des ministres, englobe tous les aspects de la vie des Algériens. Le Premier ministre présentera donc devant le parlement un document assez complet à tout point de vue. Et si sur certains aspects l’intervention de l’exécutif relève d’une remise en marche de secteurs qui ont montré un essoufflement, pour la consolidation de l’Etat de droit et la politique sociale, l’ambition est autrement plus prononcée, puisqu’il est question, dans le document qui atterrira la semaine prochaine sur le bureau de l’APN, «la modernisation de la Justice et le renforcement de son indépendance et des principes qu’elle garantit conformément aux dispositions de la Constitution», ainsi que «l’instauration de la gouvernance rénovée pour une meilleure performance et davantage de transparence et le parachèvement du processus de moralisation de la vie publique et de lutte contre la corruption». Deux immenses chantiers, nécessitant une volonté politique sans faille. Sur ces sujets précisément, le président de la République n’en manque pas. Pour aboutir à cet objectif stratégique dans le programme présidentiel, il va falloir mener à son terme «la réforme de l’organisation de l’Administration publique et la révision des modalités de sa gestion dans le cadre de transition numérique». Une mission concrète qui devra absolument aboutir. Cela à côté de «la consécration, le renforcement et la protection des fondements de l’identité nationale et de la Mémoire», préconise le même document.
Ces chantiers participent au développement humain et politique sociale. Celui-ci sera soutenu à la condition d’assurer un système de santé conséquent, ainsi que «l’amélioration de la qualité de l’enseignement et la garantie de la qualité de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle et leur adaptation aux exigences du marché de l’emploi». Un travail de longue haleine, mais les fruits peuvent apparaître lorsque la société civile est associée à la dynamique. Mais ce qui se rapporte au domaine exclusif de l’Etat et que le gouvernement entend réaliser tient dans «l’augmentation et le soutien du pouvoir d’achat, l’amélioration de la prise en charge des catégories les plus vulnérables et la protection des personnes aux besoins spécifiques».
L’autre mission que se donne le gouvernement consiste en «la création de pôles d’excellence et d’incubateurs au sein des universités pour encourager la recherche scientifique» ainsi que «la préservation du patrimoine culturel et activation de son rôle». Un autre secteur pris en charge par le plan d’action et qui se distingue par son importance stratégique est la sécurité et la défense nationales. Compte tenu du contexte régional préoccupant et les menaces directes dirigées contre le pays, la réaction naturelle de l’Etat sera d’insister sur l’importance de «la poursuite de la modernisation de l’Armée nationale populaire (ANP) et du développement de ses capacités». Un axe central dans la défense de la souveraineté territoriale de la nation. Le même document préconise «le renforcement des efforts visant à sécuriser les frontières nationales et à combattre les résidus du terrorisme et du crime organisé transfrontalier». Il insiste également sur «la contribution de l’Armée nationale populaire au développement économique et au renforcement des moyens et capacités de cyberdéfense pour la sécurisation des systèmes informatiques de toutes les institutions et organes étatiques».
Anissa Mesdouf

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page