
Mostaganem : l’école théâtrale « El Moudja » rend hommage à des artistes décédés
A cette manifestation culturelle qui s’est déroulée toute la nuit jusqu’à l’aube dans la cour de l’ école dans une ambiance festive, des hommes et des femmes du quatrième art dont certains venus d’autres wilayas et un nombre important de familles mostaganémoises avec leurs enfants y ont assisté. Une quarantaine de comédiens, de l’école « EL Moudja » ont joué merveilleusement quatre pièces intitulées. « Les incendies de forêts et les accidents de la circulation, l’épopée de l’Algérie et Algérie berceau des révolutionnaires.
Les premières pièces qui dénoncent l’homme qui par se mauvaise action a perturbé les conditions climatiques et parfois provoqué lui-même des incendies criminelles et des accidents mortels de la route en n’observant pas les règles de conduite, sont des actions de sensibilisation.
La troisième et quatrième pièces ont incarné la résistance du peuple algérien à travers les âges repoussant les agressions des envahisseurs notamment la grande Révolution armée du premier novembre 1954 qui a abouti à l’indépendance du pays.
Il convient d’indiquer que les jeunes qui suivent des cours de comédien à l’école « El Moudja » apprennent sous le supervision de Boudjemaâ Djilali, homme du quatrième art et acteur de cinéma, primé en Algérie et à l’étranger, fondateur du dit centre d’apprentissage, ont joué sur les planches les dites pièces en adaptant l’acrobatie du corps introduite par Ould Abderrahmane Kaki dans son théâtre dans les années 1950. Et à minuit, une minute de silence a été observée en hommage aux Chouhadas par l’assistance dans le cadre de la commémoration du double anniversaire du 20 aout 1955-1956 (offensive du Nord Constantinois et du congrès de la soumam).
Ensuite, les humoristes El Yamine Pépinou d’Ain Témouchent et Kouhli Lamia d’Alger ont occupé tour à tour les planches pour mettre en valeur leurs talents, l’un racontant de manière burlesque des histores familiales et l’autre relatant les créances contractées par la France en 1792 envers l’Algérie, caractérisées par l’achat de grandes quantités de blé impayées jusqu’à ce jour .
L’artiste Lamia a souligné dans son expression humoristique que l’Algérie, un grand Etat économique à l’époque a sauvé le peuple français de la faim dont les représentants officiels sont encore ingrats aujourd’hui.
Puis, la troupe de l’association « Ahlem El Fan » d’Oran composée de quatre comédiens munis d’une guitare et d’un t’bal ont enthousiasmé le public par leur jeux comiques. Rappelons que l’association « EL Moudja », fondée par Djilali Boudjemaâ et qui continue d’orienter et superviser la formation de dizaines de jeunes et d’enfants dans le quatrième art depuis des décennies, s’impose aujourd’hui comme une école théâtrale dans le sillage du théâtre d’Abderrahmane Kaki.
Charef.N



