Oran – Exportations énergétiques : Al Hilal s’implante en Afrique
La société algérienne Al Hilal pour l’énergie intensifie sa présence sur le marché africain, en particulier dans le secteur de l’exportation de services pétroliers et parapétroliers.
Selon le directeur général, Charki Djamaï, la participation de l’entreprise à la première phase de l’exposition des produits algériens à Oran illustre le potentiel du groupe et confirme son orientation stratégique vers les marchés du continent africain.
Al Hilal pour l’énergie, branche moderne du groupe Al Hilal spécialisé dans le commerce et l’industrie, figure parmi les principaux producteurs de fournitures de bureau, livres et papier en Algérie. L’entreprise couvre plus de 60 % du marché national et opère depuis son siège industriel de Oued Essemar. La création de cette filiale s’inscrit dans une politique de diversification des activités du groupe, qui inclut également des branches dans l’immobilier et l’agriculture, tout en mettant l’accent sur l’exportation de services énergétiques vers l’Afrique. Dans ce cadre, Al Hilal a déjà engagé des consultations et négociations avancées avec plusieurs pays africains, dont la Guinée et la Sierra Leone. Ces démarches ont été officiellement saluées par des ministres et responsables de haut niveau lors de la présentation des offres de l’entreprise. Des discussions ont également porté sur la réalisation d’une petite raffinerie en Guinée et sur un projet de centre de stockage au Sierra Leone, complétées par d’autres contacts bilatéraux et visites sur le terrain. Sur le plan opérationnel, l’entreprise concentre ses activités sur les secteurs de l’énergie pétrolière et parapétrolière, comprenant la production de carburants standards, les centrales électriques, les énergies renouvelables et le forage de puits en partenariat. Un projet spécifique de stockage de propane vise à fournir simultanément électricité et gaz aux villages africains isolés, offrant une solution adaptée aux zones rurales déconnectées. Cette approche s’appuie sur un modèle déjà expérimenté en Algérie il y a plus de 35 ans, réactualisé aujourd’hui pour répondre aux besoins énergétiques du continent.
Charki Djamaï a également souligné l’importance de tirer partie des zones franches africaines, considérées comme des leviers permettant de réduire ou d’éliminer les taxes douanières, renforçant ainsi la compétitivité des produits et services algériens, notamment dans les domaines du papier et de l’énergie, face aux offres provenant d’Asie. Pour le directeur général, l’Afrique représente un enjeu stratégique pour l’économie algérienne. Il a appelé à renforcer la présence des entreprises nationales sur le continent à travers l’exportation de services et la création de partenariats économiques durables, dans une logique de croissance intégrée et de développement de chaînes de valeur locales.
Yacine Redjami