
Pour arracher son indépendance : le peuple sahraoui poursuivra son combat
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur de la MINURSO, Sidi Mohamed Omar, a réaffirmé l’attachement du peuple sahraoui à ses droits inaliénables et sa détermination à poursuivre son combat pour la matérialisation de ses aspirations nationales, à savoir la liberté et l’indépendance, par tous les moyens légitimes, comme l’indiquait mercredi l’agence de presse sahraouie SPS. Cette position a été portée à la lumière lors d’un échange avec une séance de travail consacrée à la question saharienne.
Le message publié par le Front Polisario est formulé avec une clarté sans équivoque: « Le message du peuple sahraoui au monde est aujourd’hui très clair: nous ne renoncerons jamais à nos droits inaliénables et continuerons de défendre nos aspirations nationales à la liberté et à l’indépendance par tous les moyens légitimes », a-t-il déclaré devant la Commission des « questions politiques spéciales et décolonisation » (Quatrième Commission) de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette prise de parole a réaffirmé la position de longue date du mouvement, qui insiste sur la nécessité d’un processus de décolonisation conforme au droit international et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Tout en appelant à la reprise d’un cadre international crédible et efficace, Sidi Mohamed Omar a tenu à rappeler les contours historiques du dossier sahraoui. Il a ainsi souligné que la question du Sahara occidental, « dernière colonie en Afrique », relève clairement de la décolonisation et qu’elle figure à l’ordre du jour des Nations unies depuis 1963. Cette thèse est au cœur des arguments du mouvement, qui met en avant l’insistance collective sur l’application des principes d’autodétermination et la fin d’une situation qui perdure en dépit des engagements internationaux.
L’orateur a ensuite insisté sur l’état actuel du processus de décolonisation dans la région, précisant que ce processus demeure inachevé en raison de l’occupation marocaine continue du territoire depuis 1975. Dans ce cadre, il a rappelé que l’Assemblée générale des Nations unies a fermement condamné cette occupation dans ses résolutions 34/37 de 1979 et 35/19 de 1980, parmi d’autres textes. Ces références permettent, selon lui, de situer clairement le cadre juridique et politique dans lequel s’inscrit la lutte du peuple sahraoui pour son autodétermination.
Sur le plan du droit international, le diplomate sahraoui a affirmé que le statut international du Sahara occidental en tant que question de décolonisation est « parfaitement clair et sans ambiguïté », insistant sur le fait que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est « un droit inaliénable et non négociable ». Cette formulation, répétée à plusieurs reprises au fil des interventions, vise à dissuader toute interprétation qui pourrait nuire à l’objectif fondamental de libre choix du peuple sahraoui quant à son avenir politique.
Dans le contexte des développements récents, les organisations internationales et les partenaires régionaux ont intensifié leurs discussions sur les mécanismes possibles pour faire progresser le processus référendaire et pour renforcer la surveillance internationale des droits humains dans les territoires concernés. Les échanges ont mis en relief les attentes élevées du mouvement sahraoui face à la communauté internationale, qui est appelée à soutenir une solution juste, durable et conforme au droit international. En parallèle, certaines voix diplomatiques ont souligné la nécessité de garanties concrètes pour l’organisation d’un référendum sous l’égide des Nations unies, afin de prévenir toute ambiguïté future et d’assurer une participation effective de toutes les parties prenantes.
Sidi Mohamed Omar a rappelé que, malgré les années qui passent, l’objectif fondamental demeure inchangé. Il consiste à obtenir la fin de l’occupation et permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination par la voie choisie librement, dans le cadre d’un processus international crédible et soutenu par le droit. Cette position, exprimée devant la Quatrième Commission, réaffirme la cohérence de la démarche sahraouie et sa volonté de recourir à tous les recours légitimes pour atteindre l’indépendance et la liberté.
Nadera Belkacemi



