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Rencontre du Président Tebboune avec les médias nationaux : «L’Algérie est une force de stabilité et de progrès»

Commentant la réalisation majeure, celle de la mine de Ghar Dejbilet, le président de la République a indiqué que «ce n’est que le début d’un projet national d’envergure visant à exploiter les richesses minières du pays», ajoutant qu’il s’agit des «premiers pas d’un pays émergent.» La réalisation de ce projet «avec des capacités nationales en un temps record» prouve, selon le Président, que l’Algérie est un «pays d’exploits», et devrait permettre la création d’environ 18 000 emplois.

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a passé en revue, lors de sa rencontre périodique avec les représentants des médias nationaux, les réalisations accomplies dans plusieurs domaines. Il a mis en avant «les bonnes relations qu’entretient l’Algérie avec différents pays, en tant que force de stabilité dans la région.» Au cours de cette entrevue, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le chef de l’État a indiqué que l’Algérie souhaite, à travers la nouvelle dynamique saluée par les plus grands pays, «demeurer une force de stabilité et de progrès» dans la région.
Il a affirmé que «le peuple algérien est libre et souverain et le restera malgré les tentatives de certaines parties à l’étranger visant à porter atteinte à cette souveraineté.» Il a ajouté : «nous sommes au service du peuple, agissant parfois avec une approche paternelle pour défendre les intérêts des citoyens et mener l’Algérie vers une étape nouvelle.» Le Président a souligné que, dans le cadre du processus de consolidation d’une véritable démocratie, il est apparu nécessaire de procéder à «un amendement technique de la Constitution», en réponse aux «lacunes» constatées dans l’application de certains articles. Il a annoncé qu’après l’adoption de la loi sur les partis, un dialogue sera engagé avec les différentes formations politiques représentatives pour discuter d’un «projet de société». A ce sujet, il a réaffirmé que la liberté d’expression est «garantie par la Constitution», tout en précisant que «la liberté d’insulter et de diffamer» est rejetée. Il a prévenu que «l’État ne tolérera aucun discours de division entre les membres du peuple algérien au nom de la liberté d’expression.»
Dans le même contexte, le président a évoqué les mesures de régularisation pour les jeunes Algériens établis à l’étranger en situation précaire ou irrégulière, précisant que «tous les Algériens sont concernés par ces mesures», à l’exception de ceux «dont l’implication dans des faits d’intelligence avec des parties étrangères a été avérée, et qui seront traduits devant la justice.» Il a en outre réfuté tout lien entre ces mesures de régularisation et les obligations de quitter le territoire français (OQTF), imposées par les autorités françaises à certains citoyens algériens, sans leur garantir la plénitude de leurs droits.

L’Algérie est un Etat social
Sur le volet social, le chef de l’État a évoqué la possibilité pour l’État d’orienter ses efforts vers «l’application d’une nouvelle politique de soutien social à la fin de l’année en cours», en s’appuyant sur la numérisation, à travers la mise en place d’une «commission nationale composée de partis et de syndicats actifs.» Il a également réaffirmé l’attachement de l’État à la gratuité de l’enseignement et des soins de santé, soulignant l’importance de «la sensibilisation à la nécessité de préserver les acquis réalisés par l’Algérie» en luttant contre toutes les formes de gaspillage.
En ce qui concerne les réserves soulevées autour du code de la route et «les tentatives d’incitation à la provocation» auxquelles certaines parties se sont livrées à ce sujet, le Président a salué «le niveau de conscience atteint par le peuple algérien», qui n’a pas cédé à ces tentatives de semer la confusion. Il a également souligné «l’efficacité des institutions de l’État dans le traitement de cette question dans un cadre démocratique.» Sur le plan économique, le Président a indiqué que le produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie devrait dépasser «les 400 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2027», précisant que «l’Algérie poursuit son projet national visant à devenir un pays émergent.»
Concernant la ligne minière Ouest Gara Djebilet-Tindouf-Béchar, il a souligné que «ce n’est que le début d’un projet national d’envergure visant à exploiter les richesses minières du pays», ajoutant qu’il s’agit des «premiers pas d’un pays émergent.» La réalisation de ce projet «avec des capacités nationales en un temps record» prouve, selon le Président, que l’Algérie est un «pays d’exploits», et devrait permettre la création d’environ 18 000 emplois. Pour le projet de la mine de zinc et plomb d’Oued Amizour (wilaya de Béjaïa), il a indiqué qu’il sera lancé «avant la fin du premier trimestre de l’année 2026.» Quant à la ligne minière Est, reliant la mine de Bled El-Hadba au port d’Annaba, le président a précisé que «le phosphate algérien sera chargé sur le quai minéralier du port d’Annaba entre fin 2026 et la fin du premier semestre de 2027.» Il a également mentionné que «le réseau national de transport ferroviaire est en cours d’extension pour atteindre l’extrême sud du pays,» avec la mise en exploitation de «la ligne Alger-Tamanrasset prévue pour 2028», tandis que «le réseau atteindra Adrar entre fin 2026 et le premier semestre de 2027.»

De bonnes relations avec la quasi totalité de pays du monde
Sur le plan international, le Président a affirmé que l’Algérie entretient «de bonnes relations avec différents pays, fondées sur les intérêts mutuels», citant notamment «l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne», mais aussi «les États-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine.» En ce qui concerne la relation avec la France, il a indiqué que «tout son respect à Mme Ségolène Royal (présidente de l’Association France-Algérie), qui a récemment effectué une visite en Algérie. Elle est la bienvenue», a-t-il ajouté. Concernant la Mauritanie, il a souligné «la dimension fraternelle des relations bilatérales», précisant que «l’Algérie tente d’aider ce pays voisin dans la mesure du possible.» Pour les pays du Sahel, il a exprimé envers le Niger «beaucoup de respect pour son actuel président, Abdourahamane Tiani», annonçant lui avoir «adressé une invitation officielle à effectuer une visite en Algérie.» En ce qui concerne le Mali, il a rappelé «l’histoire commune», tout en mettant en garde contre «ceux qui se rendent dans ce pays pour l’armement et la spoliation des biens.» Il a aussi qualifié «les relations de l’Algérie avec le Burkina Faso» de «bonnes», réaffirmant la disposition du pays à «les renforcer davantage.» Sur la situation en Libye, il a assuré que «tout ce qui touche ce pays touche aussi l’Algérie», insistant sur «la nécessité de permettre aux Libyens de décider de l’avenir de leur pays et de choisir leurs représentants.» Concernant la relation avec l’Égypte, il a précisé que «ces relations sont historiques» et que «l’Algérie refuse toute atteinte à ce pays.» Il s’est également félicité des relations avec «le Qatar, le Koweït et le Royaume d’Arabie saoudite», qu’il a qualifiées de «plus que fraternelles.»
Sur le plan sportif, le Président a indiqué suivre «avec passion les matchs de l’équipe nationale de football», dont les victoires l’enthousiasment à chaque fois.

Anissa Mesdouf

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