
Université : bâtir des passerelles solides avec le secteur économique
Un nouveau chantier stratégique est engagé dans le secteur de l’enseignement supérieur. Les établissements universitaires de l’Ouest du pays ont tenu, en fin de semaine, une réunion de coordination dédiée au suivi du dossier de création de filiales universitaires, dans le cadre des réformes en cours visant à moderniser le système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Cette rencontre s’inscrit dans l’application d’une instruction officielle émanant du secrétariat général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, datée du 5 avril 2026. Celle-ci vise à accompagner concrètement les universités dans la mise en œuvre de ce programme structurant, considéré comme un levier moderne pour consolider la contribution de l’université au développement économique et social. Au cœur des échanges, l’impératif de se conformer strictement aux dispositions du décret exécutif du 25 décembre 2023, qui encadre la création de ces entités sous forme de structures dédiées à la valorisation de la recherche. Ces filiales, conçues comme des interfaces opérationnelles, porteront notamment l’appellation de bureaux d’études, de recherche et de développement.
Leur mission principale consiste à transformer les résultats scientifiques en solutions concrètes au service du tissu économique, notamment à travers des prestations d’expertise, de conseil et d’accompagnement des entreprises. Intervenant lors de cette rencontre, le président de la conférence régionale des universités de l’Ouest, également directeur de l’université d’Oran 2, le professeur Ahmed Chaalal, a insisté sur la portée stratégique de cette initiative. Selon lui, la création de ces filiales constitue une avancée qualitative majeure vers l’édification d’une université productive, ouverte sur son environnement et capable de jouer un rôle actif dans la dynamique de développement local.
La réunion a également enregistré la participation d’une délégation du ministère de tutelle, qui a apporté un ensemble d’éclairages techniques et de recommandations relatives aux modalités de mise en place et de gestion de ces structures.
Les responsables présents ont pu ainsi échanger autour des préoccupations soulevées par les établissements universitaires, notamment en ce qui concerne les aspects réglementaires et juridiques liés à ce nouveau dispositif. À terme, cette démarche devrait favoriser l’émergence de passerelles solides entre le monde académique et le secteur économique, tout en offrant de nouvelles perspectives aux étudiants et aux chercheurs. En facilitant le transfert des connaissances et en stimulant l’innovation, les filiales universitaires apparaissent comme un outil clé pour inscrire durablement l’université dans son environnement socio-économique.
Nassim.H



