EDITO

Tueurs de journalistes

En 2025, le bilan macabre des violences contre la presse atteint un nouveau sommet inquiétant. Selon le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ), 129 membres du personnel médiatique ont été assassinés à travers le monde, un chiffre qui marque le deuxième record annuel consécutif depuis trente ans. Ce qui explique ce pic, ce sont les assassinats ignobles perpétrés à Ghaza par l’entité sioniste. En effet, dans l’impunité la plus totale, plus des deux tiers de cet horrible bilan sont imputables l’armée sioniste.
L’ONG américaine dénonce une réalité cruelle qui est que cette armée criminelle a désormais commis plus d’assassinats ciblés de journalistes que toute autre force gouvernementale. La majorité des victimes palestiniennes, notamment à Ghaza, témoignent d’une stratégie de répression visant à museler l’information dans un contexte de pratiques génocidaires ciblant des civils palestiniens. La liberté de la presse, que l’occident dit défendre en Afrique, en Asie et ailleurs, n’a aucune espèce d’existence en Palestine. Pourtant, il est admis dans tous les milieux politiques que ces assassinats ne sont pas de simples actes de violence isolés, mais des indicateurs majeurs d’une volonté de tuer les témoins susceptibles de documenter un génocide qui met l’entité sioniste et l’occident dans le même camp, celui du meurtrier sans foi ni loi.
Le CPJ qui s’est donné pour mission de défendre la liberté de la presse et la sécurité des journalistes est ligoté face à l’ampleur de la tuerie à Ghaza. L’ONG note l’urgence de renforcer les mécanismes de protection, de poursuivre en justice les auteurs de ces crimes et de dénoncer ces atteintes à la liberté d’expression. Mais ce n’est là que vœux pieux. Rien ni personne dans les capitales de l’Europe n’a l’intention de bouger le petit doigt. Pourtant, la logique politique et humaine doit obliger l’ensemble de la communauté mondiale des médias à considérer l’année 2025 comme un électrochoc. La communauté internationale est interpellée, mais rien ne se produit. On a beau crier dans ces mêmes capitale que la presse est une condition sine qua non pour une société juste, informée et démocratique, l’entité sioniste ne l’entend pas de la même oreille, le fait savoir à la planète entière et exhibe son bouclier protecteur composé de dirigeants occidentaux, incapables de lui refuser quoi que soit. La violence israélienne, inouïe envers les journalistes, reste à ce jour impunie et on ne s’en souvient que le temps de la lecture du communiqué annuel du CPJ. Disons-le clairement : Il en va de la responsabilité collective de l’humanité entière de défendre ces acteurs essentiels de la démocratie, dont la vie et l’intégrité sont aujourd’hui gravement menacées en terre de Palestine. Mais ceux qui ont la décision se taisent….

Par Nabil.G

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