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22e session de la Grande commission mixte algéro-tunisienne : cap sur l’intégration économique

Ahmed Attaf a souligné l’intensité de la coopération entre l’Algérie et la Tunisie, soulignant qu’elle «a franchi des pas encourageants qu’il faut saluer». Il n’omettra pas de relever des perspectives «prometteuses».

La 22e session de la Grande commission mixte algéro-tunisienne a poursuivi, hier, ses travaux, au Centre international des conférences d’Alger. Ce rendez-vous stratégique entre Alger et Tunis, compte tenu du contexte régional difficile, a été coprésidé par le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, et le chef du Gouvernement tunisien, M. Ahmed Hachani. Cette importance se retrouve dans le propos du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf qui a souligné l’intensité de la coopération entre l’Algérie et la Tunisie, soulignant qu’elle «a franchi des pas encourageants qu’il faut saluer». Il n’omettra pas de relever les perspectives «prometteuses». Son homologue tunisien a évoqué des résultats appréciables de la réunion préparatoire et souhaité  hisser les relations de coopération bilatérale à des niveaux supérieurs. On aura constaté, en tout cas, l’attachement des deux pays à renforcer leurs relations bilatérales qui s’étaient franchement illustrées lors des visites échangées par les Présidents des deux pays, MM. Abdelmadjid Tebboune et Kaïs Saïed.

Au programme de la deuxième et dernière journée de ce forum figure la tenue de rencontres B2B entre des hommes d’affaires algériens et leurs homologues tunisiens, pour explorer les opportunités de coopération et de partenariat dans divers domaines. Ces rencontres sont réparties en groupes sectoriels. Le premier groupe concerne le secteur des services (commerce, tourisme, transport, transit, startups et logistique), tandis que le deuxième est dédié aux secteurs de l’industrie et de l’agriculture, y compris l’industrie agroalimentaire, le textile, les matériaux de construction, les travaux publics, l’industrie manufacturière, les produits pharmaceutiques, le matériel médical, la sous-traitance, l’énergie et les énergies renouvelables.

Bien que M.Benadbderrahamane a estimeé que niveau atteint par la coopération doit connaitre une plus grande dynamique, le président du Conseil de renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula dit espérer une nouvelle relance entre les communautés d’affaires des deux pays. M. Moula, qui a pris part au travaux de la Grande commission, a mis en avant «les opportunités de partenariat entre les entreprises tunisiennes et algériennes, à travers l’accès aux marchés extérieurs sous formes d’alliances industrielles qui créent une valeur ajoutée et mettent les deux pays sur le chemin du développement durable et global». Le président du CREA a souligné, dans le même sillage, les opportunités d’investissement offertes dans divers domaines et appelé à une intensification des efforts pour lancer des initiatives de coopération et de partenariat.

Evoquant le climat d’affaires en Algérie, M. Moula a estimé qu’il « enregistre de jour en jour une nette amélioration », ajoutant que cette dernière était « perceptible grâce à la détermination du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ainsi que les réformes structurelles opérées par le Gouvernement ».

Pour sa part, le président du l’organisation patronale tunisienne, Samir Majoul a proposé le lancement d’un forum d’affaires tuniso-algérien «permanent» annuel dont la tenue se fera en alternance entre les deux pays, afin de l’ériger en «cadre optimal pour débattre de l’action économique conjointe et les questions y afférentes, en plus de fixer des stratégies en matière d’investissement». Et d’estimer que «l’instauration des bases d’une intégration économique tuniso-algérienne, représente un enjeu vital pour les deux pays». A ce propos, il a souligné «la nécessité d’agir au plus vite, en jetant les bases d’une véritable intégration économique entre les deux pays et en prenant des décisions audacieuses réunissant les conditions et le climat favorables pour atteindre cet objectif, notamment la conclusion d’un accord global de libre-échange, l’annulation de tous types de licences et de barrières douanières et non tarifaires, et l’exonération des produits des deux pays de toutes taxes». M. Majoul a enfin relevé l’importance de « développer des partenariats tripartites entre les entreprises tunisiennes et algériennes avec leurs homologues africaines et de construire des relations fortes avec les pays africains ». Retenons enfin que le chef du gouvernement tunisien a été reçu par le président de la République.
Yahia Bourit

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