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La route d’évitement rapidement Mers El Kébir – Aïn El Türck rouverte à la circulation

Vendredi dernier, très tôt dans la matinée, un glissement de terrain accompagné de chutes de pierres a eu lieu sur la route d’évitement entre Mers El Kébir et Aïn El Turck. Fort heureusement aucune victime n’est à déplorer et la route a été temporairement fermée à la circulation afin d’être dégagée et rouverte rapidement à la circulation. Une intervention qui a mobilisé les services de la Protection civile, de la brigade de la Gendarmerie nationale, et de la subdivision des travaux publics d’Aïn El Turck.
Gros blocs de pierres et amas de terre ont été enlevés dans de très courts délais sous le regard attentif des autorités de daïra et du président de l’Assemblée populaire communale de Mers El Kébir présents sur les lieux pour évaluer les dégâts. La situation maîtrisée, a-t-on dit, ne nécessitait pas d’activer le plan communal de secours. Aucun dégât matériel ni perte humaine n’a été enregistré. Après les travaux d’enlèvement des éboulements rocheux et de sécurisation du tronçon routier, la circulation a repris normalement.
Mais sur les réseaux sociaux, bon nombre de commentateurs ont affiché leur craintes et inquiétudes après ce «fait divers» en soulignant à juste titre que «la saison hivernale et les fortes chutes de pluie ne font que commencer». «Comment prétendre assurer efficacement la sécurité des usagers sur une route menacée par des glissements de terrain en pente et des chutes de pierre provoquées par de violentes intempéries?».
Il y a déjà plus d’une vingtaine d’années, une violente chute de rochers sur la route au niveau du tunnel de la corniche avait motivé le lancement en urgence d’un projet d’aménagement et de consolidation de la paroi de la falaise grâce notamment à la pose de filets métalliques et des injections de béton armé. Une technique certes coûteuse mais bien nécessaire à la sécurité des usagers. Mais compte tenu des anciennes pratiques de gestion jadis gangrenées par le laxisme et les médiocres tâtonnements, ces opérations de renforcement et consolidation des flancs de montagne le long du Murdjadjo n’ont jamais pu être correctement menées, ni dans les règles de l’art, ni dans les délais. Les éboulements rocheux et les glissements de terrain allaient fatalement se succéder, notamment dans certaines zones occupées par des habitations précaires érigées en flanc de montagne.
Des catastrophes provoquent parfois plusieurs victimes et des centaines de sans-abris doivent être aussitôt relogés. Cette dernière petite avalanche de rochers sur la route d’évitement de la commune de Mers El Kébir, loin d’être un banal fait divers, serait plutôt un sérieux avertissement à l’adresse des gestionnaires du territoire concerné. Un territoire urbain et périurbain toujours menacé par différents fléaux liés aux intempéries naturelles, mais aussi et surtout aux déficits chroniques en matière d’entretien, de maintenance et de rénovation des équipements et des conduites de drainage et d’évacuation des eaux pluviales et souterraines.
A Oran, des monuments et des vieux quartiers historiques restent encore à ce jour menacés d’effondrements et d’effritements suite aux longues séries d’échecs et de renoncements observées dans les politiques publiques de gestion du patrimoine urbain.

Par S.Benali

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