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Réunion à Alger des juridictions constitutionnelles africaines : le message fort du Président Tebboune

Le Président Tebboune s’est dit convaincu que cette session « contribuera, par ses recommandations, à consolider le rôle de ces juridictions et à renforcer la coordination entre elles, au service des aspirations des peuples et des citoyens en matière de stabilité, de développement et de justice ».

Dans une allocution destinée aux participants de la 19e session du Bureau exécutif de la Conférence des juridictions constitutionnelles africaines, qui s’est tenue au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal à Alger, et dont la lecture a été faite par la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, le président de la République a affirmé que l’Algérie, « partant de son engagement de principe envers l’Afrique, demeurera un soutien pour le continent dans les domaines politique, juridique, institutionnel et de développement, et un défenseur du droit de ses peuples à disposer d’institutions fortes et souveraines ». Il a souligné que « l’Algérie attache une grande importance au renforcement de la justice constitutionnelle africaine, en tant que principale garante de la suprématie de la Constitution, de l’indépendance des pouvoirs, de la protection des droits et des libertés, et de la consolidation de la stabilité et de la paix ».

Concernant l’organisation en Algérie de cette 19e session, le président a mis en avant « le rôle axial de l’Algérie dans l’organisation d’événements de dimension continentale, à l’image de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) et de la Conférence africaine des start-up, comme piliers du développement économique et de l’innovation en Afrique ». Il a également observé que « cette jonction entre les deux initiatives traduit l’engagement de l’Algérie à instaurer un environnement africain intégré basé sur le soutien à l’investissement et au développement économique, d’une part, et sur la consécration de l’État de droit et le renforcement de la coopération en matière de justice constitutionnelle, d’autre part, contribuant ainsi à la réalisation de la stabilité institutionnelle et du développement durable en Afrique ».

Selon le chef de l’État, cette approche intégrée reflète « l’étroite corrélation entre l’innovation, l’investissement, l’édification d’institutions constitutionnelles fortes, la garantie de l’État de droit et la consolidation de la confiance dans le cadre juridique et institutionnel au sein du continent africain ». Le chef de l’État a également souligné que « le choix de l’Algérie pour abriter le siège de la Conférence des juridictions constitutionnelles africaines revêt une profonde symbolique », témoignant de la confiance de ces juridictions en l’Algérie et en son « engagement opérationnel à soutenir l’action judiciaire constitutionnelle africaine ». Au-delà de la symbolique, ce choix « s’incarne aussi dans l’appui multiforme apporté par l’Algérie à la Conférence », a-t-il ajouté. L’Algérie réaffirme ainsi « son attachement à permettre à cet espace continental actif d’exercer son rôle dans le renforcement de la coopération entre les juridictions constitutionnelles africaines, l’ancrage de la justice constitutionnelle et la contribution à la consécration de l’État de droit », a-t-il précisé.

Le Président a rappelé que cette session intervient dans un contexte national marqué par l’importante initiative de révision constitutionnelle de 2020, qui a constitué « une étape charnière dans le processus de réformes politiques et institutionnelles, instaurant, pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie, une Cour constitutionnelle, en consécration de notre volonté claire de promouvoir la justice constitutionnelle et de renforcer l’État de droit ». Il a ajouté : « Ce changement qualitatif a contribué au renforcement de l’indépendance de la justice, à l’ancrage du principe de séparation des pouvoirs et à l’orientation des mécanismes de contrôle constitutionnel pour renforcer le système de protection des droits, des libertés et des garanties constitutionnelles du citoyen. »

A ce sujet, le Président a salué « les efforts constants déployés par la Cour constitutionnelle en matière de diffusion de la culture constitutionnelle, en tant qu’élément fondamental dans la construction de l’État de droit et la promotion de la citoyenneté, à travers la formation, la sensibilisation et l’ouverture sur les institutions et la société ». Selon le président de la République, cette démarche « traduit l’importance que revêt la diffusion de la culture des droits et des libertés et son ancrage dans la pratique quotidienne, au service de la consolidation de la stabilité et de la promotion de la pratique démocratique ».

Il a également évoqué les défis constitutionnels, institutionnels et de développement auxquels font face les pays africains, en affirmant que « l’approche basée sur la concertation, le renforcement de la coopération et l’échange d’expertises entre les juridictions constitutionnelles africaines demeure un pilier fondamental pour garantir la stabilité des institutions, préserver la suprématie de la Constitution et accompagner les mutations politiques, économiques et sociales du continent ».

Nadera Belkacemi

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