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Journée mondiale de lutte contre le cancer : l’Algérie réitère son engagement pour une prise en charge globale

L’Algérie a célébré, hier, la Journée mondiale de lutte contre le cancer à l’occasion d’une cérémonie officielle organisée à Alger sous le slogan «Unis contre le cancer».

La rencontre a été présidée par le directeur de la prévention et de la promotion de la santé, Djamel Fourar, représentant du ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene. L’événement s’est déroulé en présence du président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, le professeur Adda Bounedjar, du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), M. Phanuel Habimana, de la représentante de l’UNICEF, Mme Katarina Johansson, ainsi que de nombreux experts et cadres de l’administration centrale du secteur de la santé. Dans son message à cette occasion, le ministre de la Santé a souligné que la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, qui coïncide avec le 4 février de chaque année, constitue une opportunité majeure pour réaffirmer l’engagement constant et durable du secteur de la santé dans la lutte contre cette pathologie. Il a rappelé que le cancer représente aujourd’hui l’un des défis les plus redoutables auxquels sont confrontés les systèmes de santé publique à travers le monde, y compris en Algérie. Le ministre a également mis en exergue les dimensions humaines, sociales et économiques profondes du cancer, dans un contexte marqué par l’augmentation continue du nombre de cas enregistrés chaque année. Une situation qui impacte lourdement les patients, leurs familles, mais aussi l’ensemble du système de santé. À ce titre, il a indiqué que, selon des données mondiales basées sur des estimations internationales, environ 26,4 millions de nouveaux cas de cancer et 17,5 millions de décès sont attendus à l’échelle mondiale d’ici à l’horizon 2030.
Sur le plan national, le ministre a précisé que les données épidémiologiques font état d’une hausse progressive des cas de cancer en Algérie, avec 51 096 cas enregistrés en 2022 et 56 319 cas en 2023. Chez les femmes, les cancers les plus répandus sont le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer de la thyroïde, le cancer de l’ovaire et le cancer de l’estomac. Quant aux hommes, les cancers les plus fréquents demeurent le cancer de la prostate, le cancer du poumon, le cancer colorectal, le cancer de la vessie et le cancer de l’estomac. Face à cette réalité préoccupante, le ministre de la Santé a réaffirmé que la lutte contre le cancer figure parmi les priorités nationales majeures du secteur. Cette orientation stratégique se traduit par l’inscription de cette lutte au cœur des politiques publiques de santé et par l’adoption d’une stratégie nationale globale reposant sur quatre axes fondamentaux et complémentaires : la prévention, le dépistage précoce, l’amélioration de la prise en charge thérapeutique et le développement de la recherche scientifique et médicale.
S’agissant de la prévention, le ministère œuvre à la mise en œuvre de programmes nationaux continus de sensibilisation et d’éducation sanitaire, visant à promouvoir une véritable culture de prévention au sein de la société. Ces programmes encouragent l’adoption de modes de vie sains et la réduction des facteurs de risque évitables, tels que le tabagisme, la sédentarité et les mauvaises habitudes alimentaires. Le ministère s’attèle également à impliquer l’ensemble des secteurs concernés, les différents acteurs institutionnels ainsi que la société civile, afin d’ancrer durablement des comportements favorables à la santé chez les citoyens. Le dépistage précoce constitue, quant à lui, l’un des piliers essentiels de la stratégie nationale de lutte contre le cancer, en raison de son rôle déterminant dans la réduction des taux de mortalité et l’amélioration des chances de guérison. Dans ce cadre, le ministre a souligné la poursuite des efforts visant à élargir et renforcer les programmes de dépistage organisé, notamment ceux relatifs au cancer du sein et au cancer du col de l’utérus. Il a insisté sur la nécessité de rapprocher ces services des citoyens et de garantir leur accessibilité à toutes les catégories de la population, y compris les habitants des zones rurales et enclavées.
Concernant la prise en charge thérapeutique, d’importants efforts ont été consentis pour développer et moderniser les structures de santé spécialisées dans le traitement du cancer. Ces efforts se sont traduits par la création et l’équipement de centres hospitaliers spécialisés, la mise à disposition de technologies médicales modernes et la garantie de la continuité de l’approvisionnement en médicaments anticancéreux. Le ministère accorde également une attention particulière au renforcement des ressources humaines, à travers la formation continue des médecins et du personnel paramédical, ainsi que l’amélioration des conditions de travail, dans l’objectif d’élever la qualité des soins prodigués aux patients. Dans le domaine de la recherche scientifique et médicale, le ministère de la Santé s’emploie à encourager les études et les recherches dédiées au cancer, tout en renforçant la coopération avec les universités et les centres de recherche nationaux. Une démarche fondée sur la conviction que le progrès scientifique constitue un levier essentiel pour améliorer les stratégies de prévention, de diagnostic et de prise en charge de cette maladie.
À cette occasion, M. Ait Messaoudene a tenu à saluer le rôle déterminant des professionnels de la santé, toutes spécialités confondues, des chercheurs et des associations de la société civile, pour leur engagement constant au service des patients et pour l’accompagnement de leurs familles tout au long des différentes étapes du traitement. Il a réaffirmé l’engagement du ministère à assurer une prise en charge globale et équitable de l’ensemble des personnes atteintes de cancer, fondée sur les principes d’égalité d’accès aux soins, de qualité des prestations sanitaires et de continuité des services. Le ministre de la Santé a insisté sur le fait que la lutte contre le cancer demeure une responsabilité collective, nécessitant la mobilisation et la coordination des efforts de l’ensemble des secteurs, une participation active de la société civile et une implication consciente et responsable du citoyen. Il a enfin renouvelé la détermination du ministère à poursuivre et à renforcer ses actions en matière de prévention et de lutte contre le cancer, au service de la santé publique nationale.

Mohand S

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