Oran Aujourd'hui

Corniche oranaise : pour un avenir de progrès et de modernité

Cap Falcon, une localité côtière rattachée à la commune d’Aïn El Türck, est l’un des meilleurs exemples de collectivité locale illustrant les failles, les inepties et les échecs cumulés durant l’ancienne période de gestion du développement local marquée par le laxisme, l’incompétence et les médiocres improvisations en matière d’aménagement des zones à vocation touristiques et balnéaire. Dans son article publié la semaine dernière, notre confrère à Ouest Tribune a judicieusement mis le doigt sur l’anarchie et les incohérences héritées après une longue période où l’habitat illicite et informel n’a pas cessé de côtoyer les nouvelles constructions «dans un décor aussi saisissant que déroutant».
Une zone, écrit notre confrère, où «les habitants cohabitent dans un cadre où la fortune des uns côtoie l’infortune des autres». Il fut un temps, déjà bien ancien, où Cap Falcon était un petit havre de paix constitué de quelques villas et pavillons dominant la mer. Une image aujourd’hui oubliée, effacée par l’arrivée au fil des décennies des constructions informelles et des baraques de fortune jadis érigées sans aucun respect des moindre règles élémentaires d’aménagement urbain.
Aggravé par les pressions sociales et démographiques, le fléau des bidonvilles allait peu à peu s’imposer en pratique banale et courante, transformant le paysage urbain de toute la zone en espace d’anarchie et de chaos où l’habitat réglementaire et l’habitat sauvage illicite se disputaient l’occupation du foncier dans une ambiance de totale impunité.
Même les anciennes belles villas avec vue sur mer semblaient perdre de leur splendeur face aux nouvelles constructions précaires dépourvus de commodités élémentaires. Sans parler des déficits en infrastructures d’assainissement et de mobilité qui aggravent les tensions urbaines et montrent bien s’il le fallait les failles et les carences jadis cumulées par l’absence de vision et de stratégie globale de développement à moyen et à long terme. Aujourd’hui, malgré les efforts indéniables des pouvoirs publics visant à éradiquer les «points noirs», le merveilleux site de Cap Falcon peine encore à retrouver son lustre et sa renommée d’antran sacrifiée sur l’autel du vieux mode de gestion gangréné par les fuites en avant, la prédation foncière, le laxisme et l’anarchie sous toutes ses formes. La beauté naturelle du site allait peu à peu s’estomper au profit d’un paysage urbain défiguré par les anciennes décennies de tâtonnements et de laisser-aller.
Malgré les crédits importants et les efforts d’investissement engagés, Cap Falcon, comme bien d’autres localités à vocation touristique le long de la corniche oranaise, allaient au fil des années rester à la traîne en matière de promotion du tourisme, car bercée par la seule course à l’appropriation du foncier.
Des localités handicapées par bon nombre de fléaux urbains et sociaux devant être éradiqués. Les baraques illicites obstruant l’accès aux plages, les écoulements d’eaux usées vers la mer, le commerce informel illicite, l’occupation anarchique des plages et du domaine public, et les délits et trafics en tout genre rapportés en «faits divers» par la presse locale, ne cessaient de ternir l’image de ces communes du littoral oranais pourtant connues pour la beauté des paysages naturels et pour le climat agréable. A ce jour, des efforts et des initiatives restent encore à engager pour assurer au littoral oranais un avenir prometteur de progrès et de modernité digne des ambitions affichées…

Par S.Benali

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