
Alerte aux fake news : le ministère du Commerce rassure les consommateurs sur la sécurité de la pastèque
Face aux rumeurs alarmistes qui ont enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours concernant la dangerosité des pastèques sur le marché, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a décidé de prendre le taureau par les cornes. Les conclusions des analyses scientifiques sont sans appel : nos pastèques sont parfaitement saines.
Pas de panique pour vos desserts estivaux. Le ministère du Commerce a tenu à rassurer, hier dans un communiqué, l’opinion publique, suite à la diffusion de messages viraux sur les réseaux sociaux affirmant que la pastèque locale (le fameux dellaâ) présentait des risques pour la santé. Pour couper court aux spéculations et protéger la santé des citoyens, le ministère a immédiatement mobilisé les laboratoires du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE). Pendant une semaine entière, des experts ont passé au crible de nombreux échantillons de pastèques, prélevés directement au cœur des zones de production et au sein des marchés de gros gérés par la société Magro à travers plusieurs wilayas du pays.
Les résultats des analyses, menées selon des normes réglementaires et des techniques de pointe, sont catégoriques. Le rapport du ministère dissipe toutes les craintes à travers deux constats scientifiques majeurs.

Sur le plan microbiologique : Les tests révèlent l’absence totale de bactéries pathogènes ou nocives. Les échantillons analysés affichent une sécurité microbiologique irréprochable. Sur la question des nitrates : C’était le point central de la rumeur. Les analyses prouvent que le taux de nitrates dans l’ensemble des échantillons est extrêmement bas. Ces niveaux, tout à fait naturels et conformes aux seuils de sécurité, sont très loin de représenter le moindre danger pour la santé des consommateurs. « Ces données scientifiques démentent catégoriquement les allégations infondées circulant sur le web. Les rumeurs évoquant de fortes concentrations de nitrates ne reposent sur aucune base scientifique ou médicale », martèle le ministère.
Au-delà de l’aspect sanitaire, cette affaire touche de plein fouet l’économie locale. Le ministère du Commerce a fermement rappelé l’importance de vérifier les informations et invite les citoyens à se référer exclusivement aux sources officielles, plutôt que de céder à la psychose des réseaux sociaux.
Le communiqué se veut également protecteur envers le monde agricole : le ministère a annoncé qu’il se réservait le droit de poursuivre en justice quiconque propagerait de fausses informations susceptibles de nuire aux produits nationaux, de porter préjudice aux agriculteurs et de déstabiliser l’économie du pays.
Noreddine Oumessaoud



