
Nâama : une conférence sur l’importance des gravures rupestres
L’Office local du tourisme de la commune d’Aïn Sefra (wilaya de Nâama) a organisé, samedi, une conférence culturelle et patrimoniale sur le thème «L’importance des gravures rupestres des monts de l’Atlas saharien, patrimoine matériel national, dans la dynamisation de l’activité touristique», avec la participation de chercheurs spécialisés en histoire et en archéologie, ainsi que d’associations locales activant dans les domaines du tourisme et du patrimoine.
Intervenant lors de cette rencontre, qui s’est déroulée à l’auberge de jeunesse « Djamil Ali « d’Aïn Sefra, en présence d’opérateurs locaux du secteur du tourisme, le chercheur en histoire et en patrimoine populaire du Sud-Ouest, Ahmed Bourezg, a souligné que les stations de gravures rupestres recensées dans la wilaya de Nâama constituent des sites d’attraction touristique à forte valeur historique. Elles nécessitent, selon lui, un travail de sensibilisation afin de mieux valoriser cet héritage ancestral légué par l’homme préhistorique et remontant à plusieurs siècles. Le même spécialiste a ajouté que les stations de « Rehayat El Maïz « dans la commune de Djeniene Bourezg, de « El Gous Lahmra « à Asla, de « El Hadjra El Mektouba « à Tiout, ainsi que d’autres sites renfermant des représentations de chasseurs, d’archers et d’animaux datant de l’âge de pierre, constituent un patrimoine culturel matériel qui mérite d’être classé au regard de son importante valeur historique et culturelle. Elles figurent parmi les plus anciens sites de gravures rupestres du Sud-Ouest du pays.
De son côté, le membre du mouvement associatif engagé dans la promotion des sites touristiques de la région d’Aïn Sefra, Kamel Skouri, a mis en avant le rôle de ces stations archéologiques dans l’attraction des touristes, soulignant qu’elles offrent aux visiteurs, à travers des circuits organisés par les agences de tourisme et de voyages, l’occasion de découvrir ces sites historiques et naturels.
Pour sa part, l’écrivain et chercheur en histoire de la région, Ahmed Aggoune, a estimé que ces sites, dont plus de 500 stations ont été recensées dans la wilaya de Nâama, constituent de véritables trésors témoignant du mode de vie de l’homme préhistorique, de ses rapports avec la nature et de ses techniques de chasse. Ils représentent, selon lui, une source précieuse pour les chercheurs et universitaires, tout en constituant un atout majeur pour le développement de l’activité touristique.
Le guide touristique Abdelfettah Sleikh, spécialiste du patrimoine de l’oasis et du ksar de Tiout, a proposé d’associer l’ensemble des acteurs concernés, notamment les associations, les notables et les sages de la région, afin de promouvoir ce patrimoine, de lui assurer un rayonnement au-delà du cadre local et de recourir aux technologies modernes pour mieux le faire connaître, renforcer sa valeur et mettre en place les mécanismes nécessaires à sa valorisation.
Au terme de cette rencontre, les participants ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre un plan de protection de ces sites et de les préserver contre toute forme de dégradation.
Ils ont souligné que ces derniers constituent un itinéraire touristique historique et culturel s’étendant des stations de gravures rupestres de la commune de Tiout, en passant par les régions de Fartassa, Oulgaq, Tachtouft, El Breidj, Mikalis et Aïn Aïssa, jusqu’à la région de Moghrar, à l’extrême sud de la wilaya.



