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Culture de la résistance : le colloque international s’achève sur un appel à préserver et transmettre la mémoire nationale

Les travaux du colloque international consacré à la « Culture de la résistance, entre histoire, mémoire et imaginaire » ont pris fin vendredi à Alger, à l’occasion d’une cérémonie présidée par le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Abdelmalek Tacherift, en présence notamment du secrétaire général du Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad.

Organisée dans le cadre de la célébration de la Journée nationale du moudjahid, cette rencontre scientifique, placée sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est tenue pendant trois jours dans la wilaya de Béjaïa. Elle a réuni des chercheurs, historiens et spécialistes algériens et étrangers autour d’une réflexion consacrée aux différentes dimensions de la culture de la résistance et à sa place dans la mémoire collective.

Intervenant à l’occasion de la clôture, Abdelmalek Tacherift a mis en avant la richesse des échanges et la qualité des communications présentées durant les travaux. Il a estimé que le colloque avait constitué un véritable espace académique permettant de croiser les approches historiques, culturelles et scientifiques afin de mieux comprendre et documenter les différentes expressions de la résistance.

Pour le ministre, les débats ont également contribué à renforcer la démarche visant à préserver la mémoire nationale et à approfondir la documentation scientifique des grandes étapes de l’histoire de la résistance et de la lutte du peuple algérien.

Cette démarche revêt une importance particulière dans le contexte de la célébration du double anniversaire de l’Offensive du Nord-Constantinois du 20 août 1955 et du Congrès de la Soummam du 20 août 1956, deux événements majeurs de l’histoire de la Révolution algérienne.

Le ministre a, dans ce sens, réaffirmé l’engagement des institutions de l’Etat à poursuivre les efforts destinés à protéger le patrimoine historique et mémoriel de la Nation et à assurer sa transmission aux générations futures de manière fidèle, documentée et responsable.

Présentées à l’issue des travaux, les recommandations du colloque ont mis l’accent sur la nécessité de préserver une mémoire qui ne se limite pas aux archives institutionnelles, mais qui se trouve également dans les récits, les témoignages et les documents conservés au sein des familles.

Les participants ont ainsi appelé à la mise en place d’un programme structuré de collecte de la mémoire orale de la résistance, accompagné d’un dispositif dédié à la conservation et à la numérisation de ce patrimoine.

La mémoire orale au cœur des recommandations

Manuscrits, archives privées, poèmes, chants, enregistrements sonores et audiovisuels, ainsi que les documents familiaux relatant différentes étapes de la résistance constituent, selon les participants, un patrimoine particulièrement fragile et susceptible de disparaître avec le temps.

Le recensement, la sauvegarde et la numérisation de ces éléments ont donc été présentés comme une priorité pour préserver les différentes composantes de la mémoire collective algérienne.

Autre recommandation importante : la création d’un réseau de recherche pluridisciplinaire consacré à la culture de la résistance. Celui-ci devrait favoriser une coopération accrue entre historiens, spécialistes de la littérature, anthropologues, sociologues, chercheurs en études mémorielles et experts des archives et du patrimoine.

L’objectif est de développer une approche globale permettant de mieux appréhender la résistance à travers ses dimensions historiques, sociales, culturelles et symboliques.

Les participants ont également insisté sur l’importance de la traduction des textes, témoignages et travaux scientifiques, afin d’élargir la diffusion des connaissances relatives à l’histoire de la résistance et de permettre à un public plus large d’accéder à ce patrimoine.

De son côté, Si El Hachemi Assad a souligné, lors de la présentation des recommandations, l’importance de valoriser les résultats de cette rencontre et de poursuivre les efforts de sauvegarde, de documentation et de transmission de la mémoire nationale.

Les participants ont, à cette occasion, exprimé leur reconnaissance au président de la République pour le haut patronage accordé à ce colloque, y voyant une marque d’attachement à la préservation de la mémoire nationale et à la sauvegarde du legs des chouhada.

La cérémonie de clôture, organisée au Musée national du Moudjahid, s’est déroulée en présence notamment des secrétaires généraux de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC) et de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), ainsi que de plusieurs moudjahidine.

Une conférence intitulée « L’Offensive du Nord-Constantinois (20 août 1955-2026) » a également été organisée à cette occasion, venant prolonger la réflexion autour de l’un des épisodes majeurs de la lutte de libération nationale.

Au-delà de la commémoration, ce colloque aura ainsi permis de rappeler que la préservation de la mémoire ne relève pas uniquement du devoir de souvenir. Elle constitue également un travail scientifique de longue haleine, fondé sur la collecte, la documentation, la sauvegarde et la transmission d’un patrimoine historique appelé à continuer de nourrir la conscience nationale des générations futures.

Noreddine Oumessaoud

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