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Congrès africain des startups : une 5e édition placée sous le signe de la deep tech

Congrès africain des startups

Une 5e édition placée sous le signe de la deep tech

Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a dévoilé, hier, au Palais de la Culture à Alger, les contours de la 5e édition du Congrès africain des startups.

En effet, prévu du 5 au 7 décembre 2026 au Palais des Congrès Abdellatif Rahal, l’événement aura pour thème ⟪ Deep Tech : The Real Challenge ⟫, dans un contexte où le financement de la deep tech connaît une accélération spectaculaire sur le continent.

Selon les chiffres cités lors de la conférence de presse, la valeur des financements destinés à la deep tech en Afrique est passée de 86 millions de dollars en 2015 à 1,2 milliard de dollars en 2023. Un bond considérable qui fait de ce secteur l’un des plus dynamiques du continent, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Le Congrès africain des startups s’impose ainsi comme une plateforme de premier plan, réunissant les architectes de la souveraineté technologique africaine. Décideurs du secteur technologique, investisseurs et startups du continent — y compris les entreprises à forte valorisation, les fameuses ⟪ billion-dollar companies ⟫ — y trouveront un espace propice aux échanges d’expériences, aux partenariats et aux accords, avec pour ambition de renforcer l’écosystème de l’innovation et de l’entrepreneuriat en Afrique.

Les organisateurs attendent plus de 25 000 participants. Parmi eux figureront les fondateurs de startups africaines actives dans la deep tech, qui incarnent l’excellence technologique du continent. Plus de 30 startups africaines de deep tech sont également annoncées, aux côtés de plus de 150 investisseurs — fonds de capital-risque et business angels — actifs en Afrique.

L’événement réunira par ailleurs plus de 40 délégations ministérielles, composées de ministres et de responsables africains en charge de l’innovation et des startups, ainsi que plus de 100 experts internationaux en technologies émergentes et en intelligence artificielle. Plus de cinq hubs technologiques africains sont aussi attendus pour favoriser les rencontres et les interactions entre les différents centres d’innovation du continent.

Cette 5e édition vise à mettre en lumière la capacité des startups africaines à développer des solutions innovantes en deep tech et à consolider leur rôle d’acteurs clés dans la construction de la souveraineté technologique du continent, notamment dans les domaines des données, de l’intelligence artificielle, de la santé et de l’énergie. Il s’agit aussi de tirer parti des grandes transformations technologiques pour impulser une nouvelle étape de développement en Afrique.

Par ailleurs, la souveraineté technologique sera au cœur des discussions, à travers quatre axes complémentaires qui structurent l’ambition d’une indépendance technologique durable : la souveraineté numérique et l’intelligence artificielle ; les ressources stratégiques et l’énergie ; la santé et le capital humain ainsi que l’entrepreneuriat féminin africain dans la deep tech.

Le programme prévoit trois jours de dialogues de haut niveau entre ministres, acteurs du secteur privé, investisseurs, hubs technologiques et compétences africaines de la diaspora. Les sessions ont été conçues pour aboutir à des résultats concrets et à des recommandations applicables, afin de bénéficier directement aux fondateurs de startups et à l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème africain.

Avec cette édition, l’ambition est claire : faire du Congrès africain des startups un moment charnière pour dessiner les contours d’un avenir technologique africain indépendant et solide.

Noreddine Oumessaoud

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