
Coopération Sud-Sud : l’Algérie et la Côte d’Ivoire scellent un accord stratégique dans l’énergie à Abidjan
L’Algérie et la Côte d’Ivoire ont signé, hier à Abidjan, un accord de coopération d’envergure portant sur les secteurs de l’énergie et des énergies renouvelables, a annoncé le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables dans un communiqué.
Cet accord intergouvernemental a été paraphé conjointement par le ministre algérien du secteur, Mourad Adjal, et le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly. L’objectif affiché est clair : poser les jalons juridiques et institutionnels indispensables au développement de projets énergétiques communs et mutuellement bénéfiques. Lors d’une déclaration de presse conjointe, M. Mourad Adjal a qualifié cet accord de « pas décisif » vers le renforcement de la coopération bilatérale. Le ministre algérien a précisé que cette signature allait rapidement déboucher sur le lancement de programmes concrets et opérationnels, porteurs de croissance et de prospérité pour les deux nations. Se félicitant des résultats de sa visite de travail en Côte d’Ivoire, M. Adjal a souligné que cette démarche s’inscrit dans une « dynamique positive » enclenchée ces derniers mois, visant à aligner les compétences des deux pays pour servir le développement global du continent et renforcer l’indépendance énergétique de l’Afrique.
De son côté, le ministre ivoirien, Mamadou Sangafowa Coulibaly, n’a pas tari d’éloges sur l’expertise algérienne, érigeant la coopération bilatérale en « modèle exemplaire à l’échelle du continent africain ». Selon lui, c’est précisément ce type de partenariat sud-sud dont l’Afrique a besoin pour garantir son émancipation économique et sa souveraineté énergétique. Il a ajouté que la Côte d’Ivoire considérait l’Algérie comme le « meilleur partenaire possible », au vu de ses réalisations historiques et de son savoir-faire dans le domaine des hydrocarbures et de l’électricité. Coulibaly a également mis en avant la convergence des deux pays au sein de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), dont l’Algérie assure actuellement la Secrétariat général, y voyant une opportunité unique de peser ensemble sur l’échiquier énergétique régional.
Pour conclure, le ministre ivoirien a insisté sur l’urgence de mobiliser des financements intra-africains dédiés à l’exploration et à l’exploitation des vastes ressources naturelles du continent. À cet égard, il a mis en exergue le rôle crucial que jouera le projet de création de la Banque Africaine de l’Énergie, dont le lancement officiel est attendu très prochainement, pour soutenir les ambitions de l’axe Alger-Abidjan.
Noreddine Oumessaoud



