mardi , 29 novembre 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Mostaganem</span>:<br><span style='color:red;'>Daho Djerbal présente son livre «Bentobal Lakhdar, mémoires de l’intérieur»</span>

Mostaganem:
Daho Djerbal présente son livre «Bentobal Lakhdar, mémoires de l’intérieur»

A l’initiative de l’association « El Sahwa », le professeur Daho Djerbal a animé à la maison des jeunes de Sidi Ali dans la wilaya de Mostaganem, lieu où dans la nuit du 31 octobre 1954 à 23 heures 40 minutes un du groupe de moudjahidines a tiré des coups de feu tuant un colon devant la brigade gendarmerie, dans le cadre du déclenchement de la guerre de libération nationale.

Tout d’abord, le conférencier fera état brièvement du processus des mouvements nationaliste et révolutionnaire jusqu’à l’indépendance du pays. Il rappellera les différentes étapes de la grande révolution armée du premier novembre 1954 selon des informations fournies par le prestigieux moudjahid Bentobal Lakhdar, notamment en ce qui concerne la grande offensive du 20 Août 1955 menée dans le constantinois contre l’armée française et les intérêts des colons par les moudjahidine et la population entrainée par les chefs locaux de la révolution pour faire apprendre à l’opinion internationale, notamment française que l’action armée ayant pour objectif l’indépendance du pays est soutenue par le peuple algérien.
C’est dire contrecarres la propagande française.
Aussi, le congrès de la Soummam du 20 août 1956 à été rappelé.
Les nouveaux promus aux postes de commandement qui ont tardivement rejoint la révolution ne furent pas acceptés de tout cœur par les moudjahidines de la première heure qui se sont retrouvées en seconde place.
Même situation dans le conseil de la coordination de la révolution.
Bentobal cite dans ses mémoires et dans certaines de ses déclarations des révélations fracassantes.
Cependant l’intervenant n’en fait état que de certains cas, mais sans trop d’ éclaircissaient, voire obscures pour certains esprits avertis que en font la remarque au conférencier.
Au début de son intervention, Daho Djerbal a déclaré que lui et certains de ses collègues ont décidé pour écrire l’histoire de ne pas recourir aux archives françaises écrites par des officiers de l’armée et des administrateurs de communes mixtes, mais d’aller la puiser des d’acteurs de la révolution qui vivent et de la transmission générationnelle de la mémoire populaire.
Pour le conférencier il s’agit d’une théorie nouvelle, laquelle apprendée de manière pédagogique, méthodique pourrait donner des résultats satisfaisants et enrichissants, le domaine historique.
Aussi, l’intervenant a fait état d’une note contenant ce qui a été décidé lors des travaux du Conseil d’Etat français en mars 1957 à savoir que 350 milliards sont dépensés annuellement pour couvrir le frais relatifs au maintien et à la gestion de quatre cents milles soldats français en Algérie.
Donc la France doit encore fournir plus d’efforts pour pouvoir éventuellement assurer sa présence en Algérie, ce qui affaiblit fortement le pays colonisateur.
Ainsi, le conseil de l’état français est convaincu que l’Algérie recouvrera son indépendance, alors il choisit de liquider (assassiner) toute compétence algérienne pouvant gérer l’Algérie une fois indépendante, et ce pour que les intérêts français seraient mieux être assurés, c’est pour cette mission que le général De Gaules a été désigné président du Conseil de l’Etat français.
Ainsi furent installées les lignes électrifiées Châle et Maurice la longe des frontières de l’Algérie avec le Maroc et la Tunisie, et le lancement des différentes opérations militaires françaises engageant de colossaux moyens matériaux et humains dans l’espoir de faire tués un grand nombre de chefs de la révolution dans les rangs des moudjahidines.
Aussi des tentatives d’infiltrations et de complots ont été menés.
Cependant, les responsables du FLN et de l’armée de libération nationale, très lucides, perspicaces et fins statéges ont pu déjouer toutes les tentatives de l’occupant.
Le conférencier dira que la France voulait gagner la guerre militairement pour effacer les hontes qu’elle a subie en 1940 de la part des nazis et au début de 1954 à Dien Bien Phu au Vietnam.
Elle a envisagé une perte politique cependant, ses vœux n’ont pas été réalisés.
L’indépendance acquise, les responsables algériens sont parvenus après un temps a surmonter les problèmes dûs à la présence des fonctionnaires français dans certaines administrations et du manque total dans d’autres dira le conférencier.
A l’issue de la conférence, un débat s’est instauré.
Répondant à des questions de certains, le professeur Daho Djerbal précisera que s’il avait trouvé une déclaration de Messali Hadj prouvant qu’il avait condamné la guerre de libération nationale, il l’aurait dit.
Et à une question de relative à l’écriture de l’histoire locale, le conférencier dira qu’aucune université n’a encore prévu de master dans ce sens et interroge l’assistance « Savez vous le nombre et les noms des moudjahidines qui ont participé au déclenchement de la guerre de libération nationale dans le Dahra mostaganémois dont Sidi Ali en dépend.
Aussi, une précision a été faite par un membre de l’assistance quant à la fondation de l’Etoile Nore Africaine.
« Elle n’a pas été crée par Messali Hadj ».
C’est une idée de l’Emir Khaled petit fils de l’Emir Abdelkader qu’il a fait germer dans les esprits des militants algériens émigrés qu’il a su mobiliser par ses conférences à Paris où il a été autorisé à séjourner à partir de 1924 suivant une autorisation qui lui a été délivrée par les autorité françaises issues des élections présidentielle remportées par le cartel de gauche.

Ainsi, les conférences sur la mémoire doivent se multiplier notamment au profit des jeunes notamment les étudiants pour les inciter à contribuer au développement au pays en prenant comme modèle la conduite des jeunes d’hier de la révolution armée de novembre 1954 qui ont délogé d la plus grande puissance coloniale, changeant le cours de l’histoire. C’est l’avis exprimé par de nombreux intellectuels.

Charef. N