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De dérive en dérive

De dérive en dérive

Donald Trump est en guerre ouverte contre la Cour pénale internationale (CPI). Les injures et les menaces pleuvent contre le tribunal et tous ses membres qui ont un ultimatum de six mois pour changer certaines de leurs décisions, avant de ne voir la foudre du locataire de la Maison Blanche tomber sur eux.
Il faut dire, et cela n’est plus à démontrer, que Trump n’apprécie que très modérément le droit international et ne s’y réfère quasiment jamais. Pour lui, il n’y a qu’une logique qui doit régir les relations internationales. Sa logique.
Jeudi dernier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio,qui a qualifié la CPI de tribunal voyou, a déclaré que «le président Trump ne permettra pas à la CPI de poursuivre les citoyens américains. Washington interdira à certaines parties de faire affaire avec l’agence, coupera les vivres et paralysera sa capacité de fonctionnement ». Les Américains ont aussi très peu goûté de voir leur allié sioniste, Benyamin Netanyahou et son ancien ministre de la défense, poursuivis par la CPI pour crimes de guerre avec émission d’un mandat d’arrêt international.
Trump empêtré dans sa guerre avec l’Iran, d’où il peine à s’en sortir, veut toujours imposer sa logique et montrer les muscles pour séduire un électorat qui se détourne de lui et risque de le sanctionner sévèrement dans les élections de mi-mandat qui s’approchent à grand pas. Des élections qui arrivent à un moment où la situation économique, l’inflation et le pouvoir d’achat des Américains ne cesse de s’effriter à cause de cette aventure guerrière en Iran déclarée sans aucune stratégie claire et définie.
Par ailleurs Trump, qui a une profonde allergie pour le droit international, n’a pas du tout apprécié de voir une ancienne juge de la CPI, qui a clairement accusé l’entité sioniste de mener un génocide contre les Palestiniens à Ghaza, recevoir le prix Nobel de la paix. Une distinction n’a fait que l’enrager encore plus. Lui qui clame outrageusement sur tous les toits qu’il mérite ce prix.
Le monde, avec Trump et ses semblables, n’a pas fini de prendre les chemins les plus dangereux pour l’humanité. Cette obstination à ignorer le droit international n’augure rien de bon, et ne peut que prédire une succession de conflits aux quatre coins de la planète. De plus en plus la paix recule et les tensions s’installent jusqu’à prédire le pire et les scénarios les plus apocalyptiques. Car au train où vont les choses tout est possible, y compris de voir s’éclater un conflit planétaire qui est loin, aujourd’hui, de n’être qu’une vue de l’esprit, ou un alarmisme exagéré mais bel et bien une probabilité des plus sérieuses.
— Par Abdelmadjid Blidi

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