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Evaluation de la numérisation de l’administration : Sayoud met les points sur les « i »

Une numérisation centrée sur le citoyen, vise non seulement à accélérer les opérations et à sécuriser les données, mais aussi à redonner confiance dans l’action publique et à faire de la transparence un vrai repère de l’action gouvernementale.

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé, lundi, une séance de travail consacrée à l’évaluation de la situation de la numérisation du secteur et à l’examen de l’état d’avancement des différents projets et systèmes numériques, indique un communiqué du ministère. « En concrétisation des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à accélérer le rythme de la transformation numérique et à renforcer l’interconnexion entre les différents secteurs, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, a présidé, lundi 10 août 2026 au Palais du Gouvernement, une séance de travail avec les cadres du ministère chargés du dossier de la numérisation », précise un communiqué du ministère de l’Intérieur.
Il s’agit, en fait, d’inscrire les services publics dans une logique d’accessibilité, d’efficacité et de transparence, afin que chaque citoyen puisse accéder plus rapidement et plus simplement à ses droits et à ses documents administratifs.
Cette réunion a été consacrée à «l’évaluation de la situation de la numérisation du secteur et à l’examen de l’état d’avancement des différents projets et systèmes numériques». On retiendra, dans la panoplie des services numérisés «ceux directement liés aux services publics destinés aux citoyens, à l’instar des cartes grises et des documents d’état civil, outre le diagnostic des lacunes et dysfonctionnements enregistrés, particulièrement ceux susceptibles d’impacter la continuité et la qualité des prestations fournies ». Ainsi, les priorités opérationnelles et le souci d’assurer une continuité des services, même face à des contraintes techniques ou organisationnelles, constitue une exigence. La numérisation n’est pas une fin en soi mais un outil concret de débureaucratisation. Un tel processus permet de simplifier les démarches, réduire les délais, et standardiser les procédures. L’administration peut, ainsi devenir plus agile, plus lisible et moins tentée par les détours et les échanges non transparents.
A ce propos, le ministre a donné des « instructions fermes à l’effet de se mobiliser pleinement et de pallier immédiatement les insuffisances relevées». Cela «tout en accélérant le rythme de leur traitement», rapporte la même source. Il y a également la nécessité de «la garantie d’un suivi continu des différents projets et systèmes numériques, et l’achèvement des opérations y afférentes dans les délais impartis», explique-t-on. Il s’agit de «placer les préoccupations du citoyen au cœur des priorités, à assurer leur prise en charge effective et à améliorer la qualité des services publics », note le communiqué. Cette injonction résonne comme une promesse de rendre l’action publique plus prévisible et plus équitable, ce qui est essentiel pour instaurer une culture de transparence et de responsabilité. Débarrasser les processus des couches inutiles et des procédures lourdes, c’est aussi limiter les opportunités de corruption et faciliter le contrôle citoyen et institutionnel.
M. Sayoud a également souligné la «nécessité de renforcer le niveau de coordination et de complémentarité entre les différents services et structures concernés». Cela sans omettre de «mobiliser tous les moyens disponibles pour concrétiser les objectifs tracés en matière de numérisation». Dans cette perspective l’objectif est de respecter impérativement «des échéances précises et avec des résultats tangibles, de manière à contribuer à l’amélioration de la performance du service public». Et plus important encore atteindre l’autre objectif essentiel, celui de «la simplification des procédures» et le «renforcement d’un service public moderne, efficace et proche du citoyen», conclut le communiqué.
On aura déduit que la numérisation porte en elle la promesse d’un Etat plus lisible, cohérent et responsabilisé devant ses administrés. L’objectif ultime consiste à parvenir à un processus de débureaucratisation mesuré, une réduction des obstacles administratifs et une gouvernance plus ouverte.
Cette approche, centrée sur le citoyen, vise non seulement à accélérer les opérations et à sécuriser les données, mais aussi à redonner confiance dans l’action publique et à faire de la transparence un vrai repère de l’action gouvernementale.

Yahia Bourit

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