EDITO

Facteur central de déstabilisation

Il y’a quelques jours, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a eu des mots très forts concernant le conflit au Moyen-Orient. Des propos qui n’ont pas eu la répercussion médiatique suffisante dans le fracas des bombes qui s’empare de toute cette région du monde. Guterres, en visite au Liban, avait exprimé toutes ses craintes quant aux risques que faisait planer cette guerre sur la paix dans le monde, n’hésitant pas à indiquer que “ plus de trois semaines plus tard, la guerre est hors de contrôle.” Un constat lucide,il faut bien le reconnaître aujourd’hui, quand on voit l’élargissement de plus en plus inquiétant des parties en conflit, et la diversification des cibles de guerre qui n’exclut plus les installations civiles.
Guterres qui n’a pas manqué aussi de faire un lien entre ce qui se passe au Liban depuis l’agression enclenchée par les sionistes, il y’a quelques jours, et ce qui a eu et a toujours lieu à Ghaza où un génocide a été menée contre la population civile ghazaouie. Le Secrétariat général de l’ONU a indiqué à cet effet que « le modèle de Gaza ne doit pas être reproduit au Liban».
Les bombardements, les assassinats et les déplacements imposés par les sionistes que ce soit au sud Liban ou dans la capitale Beyrouth font craindre le pire. Toutes les limites semblent avoir été dépassées dans cette agression, et c’est toute la population qui est visée, contrairement aux mensonges que distillent Netanyahou et ses chefs militaires et politiques. Israël pousse vers une guerre généralisée et continue ses agressions que ce soit à Ghaza, en Cisjordanie, en Syrie et aujourd’hui au Liban. Cet État voyou est clairement le principal facteur de déstabilisation de la région. Bien sûr le rapport des forces aujourd’hui fait que l’entité sioniste jouit d’une impunité totale, mais beaucoup de voix commencent à s’élever pour exiger des comptes. Des voix, comme celle du SG de l’ONU, appellent à la paix et rappellent que la marginalisation du rôle de l’ONU menace la stabilité dans le monde, et qu’à ce stade il s’agit obligatoirement de revenir aux bases élémentaires qui ont réagi, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les relations internationales à commencer par un respect total du droit international.
Un droit international qui a été ignoré magistralement par le président américain qui se retrouve aujourd’hui pris au piège de son aventurisme et son alignement aveugle aux thèses sionistes. Un fait qui a déjà commencé à faire apparaître quelques fissures au sein d’une administration où les défaillances et les démissions font déjà mauvais ménage. D’ailleurs, le vice président, JD Vance, bien en retrait jusque là est monté au créneau pour affirmer “ nous allons bientôt sortir de là” ( la guerre en Iran). Et selon certaines autres sources, il aurait même reproché à Netanyahou d’avoir trompé le président et l’administration en l’engageant sur la base de faux rapports. Et c’est peut-être cela qui explique en grande partie les sorties médiatiques incohérentes de Trump qui se cherche toujours une porte de sortie par le haut dans ce bourbier où il s’est engagé.

Par Abdelmadjid Blidi

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