
Guerre en Iran : les appels à la désescalade se multiplient
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’« escalade militaire au Moyen-Orient » dans un communiqué, en invitant à la « désescalade » et à la « cessation immédiate » des hostilités.
Les échanges de tirs entre l’Iran et l’armada américano-sioniste se sont poursuivis hier, pour le troisième jour consécutif. De part et d’autre, les frappes se succèdent, donnant l’impression que « aucun des deux camps n’entend réduire de son action militaire ». L’escalade enregistrée encore hier n’a pas empêché plusieurs pays et organisations d’insister sur l’importance de « faire prévaloir la voie du dialogue et de la diplomatie » afin d’éviter un nouvel embrasement dans le Golfe et le Moyen-Orient, dans un contexte de tensions croissantes.
Cette escalade a suscité une vague de réactions internationales, alimentant les craintes d’un élargissement du conflit dans la région. Ainsi, l’Algérie a appelé toutes les parties à faire preuve de « retenue » et de « sens de la responsabilité » pour préserver la stabilité du Golfe. La Tunisie, pour sa part, a exhorté à « cesser immédiatement » toute action militaire, en préconisant le retour à la « sagesse » et à la « table des négociations ». Elle a mis en garde contre le « risque d’une extension de la zone de conflit » pouvant conduire au chaos, ce qui pourrait mettre en danger la paix et la sécurité régionales et internationales.
Dans ce même contexte, la Russie a exigé le retour « immédiat à la voie diplomatique » pour résoudre la crise. La Chine, de son côté, a exprimé sa « profonde préoccupation » suite aux frappes menées par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran, en appelant à « reprendre le dialogue, la négociation » et à « déployer les efforts nécessaires » pour maintenir la paix et la stabilité au Moyen-Orient.
Le Sultanat d’Oman, en tant que médiateur dans les négociations nucléaires iraniennes, a exprimé son « profond regret » face aux derniers développements, mettant en garde contre « le risque d’une extension du conflit aux conséquences imprévisibles dans la région ». Depuis Addis-Abeba, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a fait part de sa « profonde préoccupation », appelant « à la retenue, à la désescalade urgente et à un dialogue soutenu ».
Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’« escalade militaire au Moyen-Orient » dans un communiqué, en invitant à la « désescalade » et à la « cessation immédiate » des hostilités. Il a appelé toutes les parties à revenir « sans délai » à la table des négociations. Lors de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité samedi dernier, M. Guterres a souligné que « le monde fait face à une grave menace contre la paix et la sécurité internationales » et affirmé qu’« il n’existe pas d’alternative à la résolution pacifique des conflits ».
Il a également précisé qu’« il est impossible de parvenir à une paix durable sans utiliser les méthodes pacifiques telles que le dialogue réel et la négociation ». Enfin, le Secrétariat général de la Ligue des États arabes a mis en garde contre « l’extrême gravité » de la situation, invitant toutes les parties influentes de la communauté internationale à œuvrer pour « une désescalade dans les plus brefs délais » afin d’éviter à la région « les conséquences d’un élargissement de l’instabilité et de la violence » et de revenir au dialogue.
Nadera Belkacemi



