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Place du « 05 juillet » St Germain:
La clochardisation à Aïn El Türck a un nom !

Pour une station balnéaire, Aïn El Türck en l’occurrence, retenue comme zone d’appui pour abriter une partie des délégations étrangères des jeux méditerranéens, qu’organise la ville d’Oran en 2022, voire même l’accueil de quelques disciplines sportives, l’état actuel de la commune et des quartiers n’augure pas grand espoir au regard du degré de déliquescence atteint en certains endroits de la cité.

L’insalubrité publique a en effet pris une autre proportion dans cette commune côtière, connue autrefois pour avoir été la ville aux 60 lumières et ayant tiré sa réputation de la beauté de son littoral, de sa propreté et de ses places fleuries, à l’instar de la place Vassas, que les vacanciers visitaient absolument pour contempler sa splendeur, avant d’aller faire trempette dans une eau claire aux couleurs turquoises. Aujourd’hui, l’insalubrité publique vire carrément à la clochardisation, comme en atteste le pitoyable constat fait à la place du « 05 juillet » sise à St Germain pourtant réaménagée à coup de centaines de millions et de surcroît baptisée au nom d’un chahid, avant qu’elle ne devienne un site clochardisé faisant office de secteur pour les marginaux et les asociaux. Pour les autochtones et les nostalgiques de cette plage mythique qu’est St Germain, il est difficile de croire qu’elle puisse être réduite à un tel sort, outrepassant l’horrible et l’impensable, car outre l’esplanade dévastée qui la surplombe, la plage est à son tour vandalisée par les dizaines de constructions illicites réalisées à même le flanc du versant montagneux. L’état de St Germain, n’est que l’échantillon d’une station côtière qui s’est entièrement clochardisée au fil du temps, perdant ainsi à jamais son cachet touristique qui faisait autrefois sa notoriété et son prestige.
La face cachée de la commune d’Aïn El Türck est un secret de polichinelle. La dégradation avait commencé bien avant la pandémie, elle remonte à plusieurs années auparavant en l’absence d’une gestion responsable et de conflits internes dans les assemblées communales à qui incombe ce désastre. Les conflits destructeurs ont fini par réduire la ville à une cité dortoir, grevée de points noirs et de bidonvilles que les pouvoirs publics ont de la peine à endiguer malgré tous les moyens mis en place.
Ce qui est lamentable, est que l’on semble s’être accommodé à cet état de fait. Et ce n’est guère un hasard si aucune plage, ni quartier ne sont épargnés par l’effet de décadence, face à la démission d’une société civile entérinée par une succession d’assemblées défaillantes.
Karim.B

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