La connexion autoroutière de la ZI de Tafraoui en voie d’inscription pour un financement
On a appris il y a quelques jours que le projet de réalisation d’un axe de liaison directe de la zone industrielle de Tafraoui avec l’Autoroute Est-Ouest serait en bonne voie de lancement annoncé pour le début de l’année 2026. L’opération, inscrite dans un important programme du secteur local de renforcement des infrastructures du réseau routier de la wilaya d’Oran vise à désenclaver totalement la ZI de Tafraoui en plein essor et appelée à devenir un grand pôle économique industriel dans cette région Sud d’Oran.
L’une des premières urgences, soulignée depuis longtemps par des observateurs et même par d’anciens wali en poste à Oran, concerne la réalisation d’une voie de circulation directe, rapide et fluide entre cette zone de tafraoui, l’Autoroute Est-Ouest et le port d’Oran. Depuis l’entrée en activité de l’usine Fiat avec son réseau de sous-traitants dans la construction automobile, un effet d’entraînement grandissant a été constaté, imposant une vision ambitieuse de l’aménagement du territoire régional notamment en matière de transports et de mobilité. Aujourd’hui, seule la vieille petite route à double sens, passant par El-Hamoul et d’autres petites localités, et accessible par une bretelle à partir d’un échangeur sur la RN4 reliant Oran à Oued Tlélat, permet de rallier la ZI de Tafraoui ainsi que les nombreuses unités industrielles et plateformes logistiques installées le long de l’axe routier allant à la zone industrielle de Tamzoura dans la wilaya d’Aïn Témouchent.
Une petite route saturée et encombrée par un trafic de plus en plus intense pénalisant la dynamique économique espérée pour cette zone industrielle au sud de la grande ville.
Ce projet de renforcement et d’amélioration de l’accès routier à ce futur grand pôle industriel aurait d’ailleurs dû être réfléchi et lancé depuis bien longtemps, dans le cadre des études d’aménagement de la nouvelle ZI de Tafraoui. Ce qui prouve encore une fois le culte des échecs, des retards et des tâtonnements qui a marqué le vieux mode de gestion des affaires locales.
Selon des experts en aménagement du territoire, ce serait toute la région d’Oran, notamment le sud-ouest de la wilaya qui a été pénalisé par l’absence d’études stratégiques du développement intégrant les paramètres, les données et les contraintes liées à la nature des terrains et aux infrastructures déjà réalisées dans certaines zones. Il s’agit notamment du site de la Sebkha, le «P’ti lac» d’Oran, en attente de dépollution et de réhabilitation depuis déjà un demi-siècle.
Avec la nouvelle zone industrielle de Tafraoui promise à un avenir prospère et radieux, le périmètre agricole irrigué de la plaine de M’lata, les nouveaux grands ensembles d’habitat collectif à Oued Tlélat, le pôle de commerce de gros d’El Kerma, c’est en réalité toute cette région à la sortie sud de la métropole oranaise, qui aurait dû faire l’objet d’une étude d’inter-connexion opérationnelle des réseaux routiers et autoroutiers existants ou projetés. Mieux vaut tard que jamais.
Par S.Benali