La «Renaissance» des mini-décharges sauvages à travers certains quartiers
Dans certaines zones d’habitat urbain, les habitants constatent de plus en plus souvent l’apparition de petits tas de déchets entassés dans un coin de trottoir et qui, de jour en jour, augmentent de volume au rythme des dépôts sauvages commis par des énergumènes ne voulant pas se donner la peine d’aller jusqu’au bac à ordures pourtant proche de leur immeuble.
Un tas de déchets qui a «pris naissance» au départ avec des branchages arrachés par les vents violents, les sacs en plastique accrochés aux débris, et un premier sachet d’ordures ménagères jeté allégrement par un enfant, obligé par ses parents à effectuer cette «corvée», mais surtout pressé de rejoindre ses camarades de jeu de la cité. Questionné sur la lenteur des services municipaux à assumer leur tâche de ramassage des ordures, un élu local résident la cité concernée a expliqué au chroniqueur que l’APC dispose de moins en moins d’agents affectés à l’hygiène et au nettoiement du cadre urbain.
Un déficit en main d’œuvre qui est visible et bien ressenti par les résidents habitués auparavant à croiser chaque matin un travailleur communal, souvent le même, en train de balayer les allées, le trottoir et le caniveau de la rue concernée. Cet espace collectif de proximité ne pouvait que tomber dans le piège de l’accumulation des ordures non ramassées, donnant naissance à des «mini-décharges» sauvages peu à peu inscrites dans la banalité.
Certains quartiers et grandes cités périphériques sont particulièrement touchés par cde manque d’agents de nettoyage causant des désagréments et des risques sur l’environnement, la santé publique et accentuant la laideur du cadre de vie des habitants.
Avec des rues et des trottoirs parsemées de déchets, notamment aux alentours des bacs de dépôt d’ordures qui débordent après le passage des «trieurs-ramasseurs» de bouteilles en plastique et métaux divers. Une situation qui s’aggrave avec le temps, en raison de la forte densité de population et du volume de déchets générés quotidiennement. Il semble bien que depuis quelques temps ce déficit en agents communaux de nettoiement en activité est aggravé par les absences pour divers motifs.
Il est vrai que ce travail difficile et particulièrement éprouvant est loin d’être attirant pour une majorité de jeunes chômeurs sans qualification. Avec la baisse des effectifs, s’ajoute le très faible rendement lié à l’âge et à la vitalité des agents devant couvrir un grand périmètre de nettoyage en peu de temps. Fatalement, le résultat reste souvent médiocre, et certaines zones et artères de la ville ne sont nettoyées que de manière approximative ou plus souvent délaissées durant quelques jours.
Ce déficit en ressources humaines constitue depuis quelque temps un handicap structurel paradoxalement aggravé par la recherche d’optimisation et de baisse des charges communales notamment au niveau des recrutements et des surcharges en personnel. Vivement un plan de gestion communale rigoureux permettant à la fois un redressement et un renforcement des moyens humains et matériels pour faire face à toutes les préoccupations et attentes des habitants.
Par S.Benali