EDITO

L’Algérie est un Etat social

Cette affirmation, loin d’être une formule abstraite, est devenue une réalité tangible pour des millions d’Algériens qui la vivent au quotidien. Elle ne fait pas consensus dans tous les cercles politiques ou économiques, mais elle renvoie avant tout à des choix qui ont longuement animé et structuré notre trajectoire collective. Faut-il rappeler, à ce propos, que l’éducation et la santé sont gratuites. De même que l’accès à un logement digne à coût maîtrisé, en tout cas, très abordable. Ces trois piliers, qui mettent le citoyen algérien au centre de l’acte de gouvernance, ont permis de réduire les inégalités. Une grande partie de la population dispose des moyens pour participer à la vie publique et économique avec une relative sécurité.
Tout cela est un fait établi. Beaucoup de nations, dont le PIB égal ou supérieur à celui de l’Algérie n’offrent pas la même qualité de vie. La révolution du 1er Novembre 1954 en est la raison principale. Elle a porté au cœur du combat et dans une logique de fidélité au serment fait aux chouhada, l’ambition d’un édifice social nouveau, fondé sur l’accès universel à des services qui deviennent des droits. L’éducation, gratuite et largement accessible, permet de façonner des citoyens conscients. La santé, gratuite pour tous, est un investissement collectif qui préserve la dignité humaine et renforce la cohésion sociale. Quant au logement, il n’est pas seulement une question d’habitat, mais le symbole du souci de l’Etat d’offrir à chacun une base stable pour construire son avenir.
Cet élan social ne constitue en rien un alibi destiné à masquer les erreurs commises durant les 63 dernières années. Mais entendons-nous bien. Les progrès ont nécessité des efforts peut-être invisible aux yeux de certains, mais bien réel pour les Algériens qui ont porté leur révolution comme une promesse de liberté, de souveraineté et de prospérité. Un simple regard sur le passé rappelle que le chemin parcouru est d’abord une fidélité aux martyrs qui a imposé un choix politique et moral. Aujourd’hui, l’accès au gaz de ville pour la majorité des ménages montre combien les infrastructures, quand elles sont pensées comme biens communs, transforment le quotidien. Cette transformation s’accompagne d’un renouvellement des pratiques publiques, d’une meilleure anticipation des besoins locaux et d’un engagement renouvelé des citoyennes et des citoyens dans les mécanismes de contrôle, de transparence et de participation. Le propos n’est pas de dire que l’Algérie a atteint tous ses objectifs, mais de souligner le fait que chaque jour est une nouvelle promesse. Elles ne sont pas toutes concrétisées, mais le pays se porte indéniablement mieux d’année en année. Cela pour souligner, quoi qu’en disent les détracteurs, que l’Algérie de l’Etat social est une réussite qui mérite d’être défendue et nourrie, mais aussi améliorée et renouvelée.

Par Nabil.G

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