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Le cycle du bonheur

Une récente enquête publiée par un prestigieux média américain a classé Alger comme la deuxième plus intéressante destination touristique dans le monde. La capitale dépasse des villes comme New York, Paris ou encore Barcelone. C’est une véritable consécration pour le pays, ses autorités qui ont réussi le tour de main d’en faire une ville attirante, mais aussi et surtout son peuple qui a su vendre sa ville aux visiteurs du média en question. Le sens de l’accueil, la gentillesse des citoyens, la qualité de la nourriture, l’accessibilité des lieux touristiques et leur importance historique, urbanistique et culturelle. Disons-le ici, si Alger est désignée aussi haut dans le palmarès, Oran, Constantine, Annaba, Bejaia, Ghardaïa et une multitude d’autres destinations ne déméritent aucunement. Chaque destination est un trésor d’Histoire, de culture, de bien être et de générosité des Algériens.

Ce classement vient confirmer les nombreux éloges que reçoivent toutes les grandes et moyennes villes algériennes de la part de touristes du monde entier. Dans le même temps il efface d’un trait la très mauvaise publicité dont souffrait le pays, qualifié, il n’y a pas si longtemps d’infréquentable par certains. Si l’on peut déplorer des usages malheureux des réseaux sociaux, il convient de relever que pour ce qu’en a fait pour l’Algérie, ces trois dernières années, leur utilité saute au yeux.

Rappelons les nombreuses appréciations négatives dont souffrait le pays au sortir de la décennie noire. Alger qui, aujourd’hui est considérée comme la « reine » des destinations touristiques était toujours placée en queue de peloton en ce qui concerne la qualité de vie. Elle occupait jusqu’au début de la deuxième décade du troisième millénaire la peu flatteuse 179e position sur 221 villes recensées. Bien qu’aucune autre ville algérienne ne figure sur le listing, l’on peut s’avancer sans trop de risque de se tromper que si l’organisme enquêteur avait pensé à une autre cité, celle-ci aurait pu avoir un meilleur classement. Toujours est-il que ces rapports qui mettaient le moral des Algériens dans les chaussettes, servaient d’une manière ou d’une autre à interpeller les responsables locaux et centraux sur la nécessité d’agir sérieusement. Mais ne nous égarons pas. Ces enquêtes étaient systématiquement orientées. Il y avait volonté de faire détester aux Algériens leur propre pays. Lorsque leur capitale est classée derrière une autre, dont le pays était en guerre, il y avait matière à s’interroger sur les intentions des enquêteurs.

Cette embellie dans l’appréciation de médias étrangers est une excellente nouvelle. Seulement, il ne faut absolument pas se laisser aller à l’autosatisfaction béate. D’autres défis attendent les autorités et les élus locaux et les Algériens. Il faut pouvoir maîtriser définitivement le cadre urbanistique.

Par Nabil.G

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