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Accidents de la route:
Le facteur humain est la cause principale à 93%

L’hécatombe sur les routes des différentes wilayas du pays continue. Le facteur humain est responsable de 93% des accidents de circulation.

C’est ce qu’a indiqué, hier, le président du bureau de coordination de la sécurité routière à la direction générale de la Gendarmerie nationale, le commandant Samir Bouchehit, lors de son intervention sur les ondes de la chaîne deux de la Radio nationale. «Les accidents de la circulation font plus de deux mille morts chaque année, et les conducteurs en supportent la responsabilité en raison de leur non-respect des règles de bonne conduite.»
En termes de chiffres, le commandant Samir Bouchehit a révélé que «les services de la gendarmerie nationale ont enregistré 3 883 accidents de la circulation durant les 7 premiers mois de l’année en cours, qui ont entraîné la mort de 1 552 personnes et 6 415 blessés de gravité variable». Il a précisé dans le même sillage que «93 % des accidents sont causés par le facteur humain», soulignant que la vitesse excessive occupe la tête des causes avec 28,15 %, et cela est dû à un manque de respect des lois de conduite sécuritaire».
L’invité a également expliqué que «ces chiffres, par rapport à l’année précédente, sont en baisse de 8% pour les accidents de la circulation, 1% pour le nombre de morts et 5% pour les blessés».
D’autre part, l’intervenant a indiqué que «ce qui est inquiétant, c’est l’augmentation enregistrée du nombre d’accidents graves de la circulation qui causent la mort de trois personnes ou plus au cours de cet été, à l’instar de ce qui s’est passé au niveau des wilayas de Naâma, Illizi, Tindouf et Annaba.»
L’invité de la chaîne deux de la Radio nationale a fait part, dans le même contexte, d’une augmentation du nombre d’accidents de la circulation causés par des poids lourds, ainsi que des bus de passagers. Il a expliqué que cette hausse est due à l’insouciance des conducteurs et leur non-respect du code de la route, en particulier les conducteurs de véhicules venant des zones du Sahara vers les wilayas côtières. «Ces conducteurs n’ont pas connaissance des spécificités de la route, en termes de présence de points noirs, d’étroitesse de la route et du grand nombre de virages et de tronçons comportant des pentes escarpées, ainsi qu’un manque de concentration et d’attention au volant, surtout la nuit», a-t-il ajouté.
Citant d’autres facteurs derrière la hausse des accidents de circulation, le commandant Bouchehit a évoqué les conséquences de la surcharge sur le réseau routier du pays. Selon lui, il existe un impact négatif de la surcharge sur l’état et la sécurité du réseau routier national, en raison du non-respect des dispositions du code de la route, relatives à la charge par la majorité des chauffeurs de transport de marchandises.
Il a cité enfin un autre facteur, à savoir «le manque de formation des chauffeurs de bus qui a également joué un rôle majeur dans l’augmentation des accidents de la circulation».
Mohand.S

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